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Publié le 18 Mars 2020

Crif - Israël : la terre promise des séries

Après Hostages, Hatufim, False Flag ou encore Fauda, les Israéliens n’ont pas fini de nous surprendre avec leurs séries dignes des plus grandes productions hollywoodiennes. Comment s’explique le succès des séries israéliennes ? Éléments de réponse en quelques points.

Dans la grande métropole branchée et cosmopolite au bord de la Méditerranée, les séries sont comme les start-ups. En effet, elles poussent à la vitesse d’un champignon et sont plus innovantes les unes que les autres. Chacune avec ses qualités et ses particularités. 

A vrai dire, les séries en Israël, c’est un secteur en vogue, avec 120 sociétés de production et 200 heures de fictions TV produites chaque année. C'est aussi un secteur très concurrentiel. Et pour cause, si Hatufim a vu ses audiences et son succès s’envoler, la réussite de la série a vite été rattrapé par celle de Fauda. 

Des séries à petits budgets

Pourquoi ses séries s’exportent aussi bien sur le marché international ? La réponse est assez simple. Les producteurs israéliens perdent de l’argent sur le marché intérieur donc ils exportent. Non seulement Israël produit des séries de qualité, mais elles plaisent tellement qu'une série israélienne sur quatre est adaptée ou vendue à l'étranger (Pologne, Russie, Allemagne, Etats-Unis, Inde, France…). Grand nombre d’entre elles ont déjà été exportées. On se souvient alors de l’adaptation de Hatufim avec Homeland ou encore celle de Hostages aux États-Unis. 

Un autre point permet également de comprendre le succès de ces séries. En effet, le budget de certaines séries israéliennes pour une semaine est parfois trois fois inférieur à celui d'un épisode de son adaptation américaine. 

La tradition des récits : une tradition juive depuis des millénaires 

Qui dit série israélienne, dit aussi évocation du conflit israélo-palestinien dans chaque série. Ainsi, le conflit est partout et sous toutes ses formes. 

Si ces séries vont à l’essentiel, elles s’inscrivent également dans la tradition juive où il est coutume de lire chaque récit entre les lignes. En effet, il existe naturellement la tradition des récits et la demande d’exégèse est quant à elle essentiel à cette compréhension. 

Il n’y a pourtant pas de part de mystère puisque le succès des séries israéliennes est dû au fait que les Israéliens ont compris ce qu'on attend d'une série aujourd'hui à savoir nous emmener dans une sorte de trajectoire personnelle en se concentrant sur l'émotion, l'intimité, et les personnages. 

Dans un récent classement du New York Times, Israël place deux séries dans le top 30 de la décennie : Hatufim est même classée n°1 et Fauda, classée n°8.

 
Charlotte Lelouch

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