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Publié le 11 Mars 2019

Crif / Opinion - Comment l'Eurovision se retrouve au cœur du combat contre le boycott ?

Concours de chanson entre kitch et ringard, l'Eurovision rassemble tous les ans des millions de fans à travers le monde. L'an dernier, la chanteuse israélienne Netta a remporté les suffrages et a ainsi amené la compétition en Israël. En effet, chaque année, le pays gagnant de l'année précédente se retrouve organisateur.

Cette année donc, la compétition aura lieu à Tel Aviv. Les 14 et 16 mai auront lieu les demi finales, et le 18 mai la grande finale (pour laquelle la France est déjà qualifiée d'office).

Il n'en fallait pas plus pour déchainer les passions, et assister à la cacophonie habituelle des boycotteurs. Ainsi, dans certains pays, des appels au boycott de la compétition se sont fait entendre. Par les associations habituelles, mais aussi, fait nouveau, par des associations LGBT, phagocytées pour certaines par les indigénistes, qui se sont invitées dans le débat. Act Up sud ouest notamment, s'est fendu d'un tweet lunaire appelant au boycott de la compétition:

 

 

Du côté israélien, la compétition se prépare, avec de nombreux défis à relever : l'hébergement tout d'abord, avec un nombre de touristes prévus inédit. La ville se retrouve à devoir créer des hébergements originaux pour répondre à la demande. Plusieurs projets plus fous les uns que les autres ont été proposés l'an dernier pour répondre à ce besoin. En effet, 20 000 touristes sont attendus pour l'occasion ! Parmi les solutions originales : un camping chic (le "Glamping", contraction de glamour et camping), le paquebot amarré près des côtes… et évidemment le logement chez l'habitant !

En ce qui concerne la cérémonie, plusieurs noms circulent, certains étant confirmés, d'autres toujours en suspens : le mentaliste Lior Suchard, Bar Refaeli… et même Madonna sont attendus pour la grande finale, et nous sommes à plus de deux mois de la compétition !

Il n'en fallait pas plus pour que les boycotteurs se déchaînent. La politique se retrouve donc invitée dans la compétition, alors qu'elle n'y est pas la bienvenue.

A ce jour :

  • Une pétition signée par 140 artistes (les "habitués", comme Brian Eno, Roger Waters ou Ken Loach) circule depuis septembre dernier

  • Le groupe Islandais, Hatari, qui se définit comme SM et pro palestinien (convergence des luttes ?) a déjà annoncé préparer un morceau à message. Ce qui est interdit par la compétition, et risque donc de les disqualifier (les voilà prévenus)

  • Diverses campagnes sur les réseaux sociaux ont été lancées, sans grand succès.

A quoi s'attendre pour la compétition ?

Plusieurs campagnes et "happenings" sont à prévoir dans les prochaines semaines, les boycotteurs souhaitant profiter de l'éclairage médiatique de la compétition pour faire passer leurs messages de haine d'Israël.

Comme souvent lors de l'appel au boycott d'événements sportifs ou culturels, il y a d'un côté une fête et une compétition qui se préparent, et de l'autre des fauteurs de troubles qui cherchent à gâcher l'événement, en y invitant leur comportement délétère. Les affiliés au mouvement du BDS bien loin des préoccupations palestiniennes déversent leur antisémitisme dès que l'occasion leur en est donnée.

C'est pourquoi il est fondamental d'apporter notre soutien à la compétition, qui doit rester loin de la politique. Il faut que tous les chanteurs, du plus ringard au plus talentueux puissent venir se produire librement en Israël, sans craindre pour leur intégrité.

Si vous ne faites pas partie des chanceux qui ont réussi à avoir une place (tous les billets se sont envolés en une heure), rendez-vous sur les réseaux sociaux et devant votre télévision pour prendre part à la fête !

Sophie Taïeb 

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