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Publié le 5 Octobre 2020

Culture - Projections des films : "Israël, le voyage interdit"

Découvrez le film-documentaire de Jean-Pierre Lledo, "Israël, le voyage interdit", composé de 4 parties, en salles à partir du 7 octobre.

Découvrez le film-documentaire "Israël, le voyage interdit", du réalisateur Jean-Pierre Lledo. Ce film est conçu en quatre parties respectivement intitulées Kippour, Hanouka, Pourim, Pessah.

Synopsis : Mon oncle maternel avait quitté l’Algérie en 1961… J’avais 13 ans. Et depuis je n’avais plus eu de relation, ni avec lui, ni avec sa famille… Je n’étais pas non plus allé à son enterrement, il y a 10 ans… Je l’aimais pourtant. Ce n’est donc pas lui que j’avais boycotté, mais le pays qu’il avait choisi… Israël. Qu’est-ce qui durant plus de 50 ans avait empêché le Juif algérien communiste que j’étais ?

Visionnez la bande-annonce ci-dessous

"Ce film représente une oeuvre majeure sur Israël, l’identité juive, l’identité d’un homme, Jean Pierre Lledo, qui se voulait un être universel dans l’espérance communiste et boucle sa boucle en Israël. 

Né en Algérie, d’une mère juive et d’un père communiste, pays qu'il quitta pour sauver sa peau à la fin des années 1980, il est l’auteur d’un film « Algérie, histoires à ne pas dire » qui reprend l’histoire de la guerre d’Algérie en mettant en pleine lumière ce que les intellectuels de gauche refusaient de voir : les composantes islamistes et xénophobes du nationalisme algérien. Cette oeuvre dérangeante  pour l’histoire officielle posait mille questions à la doxa anticolonialiste, au mouvement national et au pouvoir algérien en place. Le film est interdit en Algérie.

Invité à la cinémathèque de Jérusalem pour le présenter, Lledo découvre ce pays interdit. Dans son récit familial, Israël était le tabou du Mal.

« Israël, le voyage interdit », raconte cet itinéraire. A la fois intimiste et universel, Lledo inscrit son histoire dans la grande histoire et c’est bien l’intérêt de cette entreprise hors du commun qui questionne le temps présent et les certitudes passées. Les entrées multiples de ce film présentent une richesse intellectuelle rare que le montage de Ziva Postec (la chef monteuse de Shoah) ordonne et illustre. 

Loin de tout narcissisme de la part de son réalisateur, ce film donne à penser autrement sur cette énigme historique constituée par la survie de l’identité de ce peuple vouée à la disparition, à la destruction, à la dispersion. Dans ce moment présent de grand trouble, en France et en Europe, ce récit filmé, dessine des pistes autres, propose des questions inédites à notre histoire, à nos histoires croisées, multiples. C’est là une grande oeuvre d’intelligence." 

Jacques Tarnero

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