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Publié le 22 Novembre 2012

Des Comoriens en mission pour la paix au Proche Orient

“C’est une fierté pour nous d’avoir dans cette délégation des Comoriens”, a déclaré Saïd Mohamed Nourdine Mlanao.”Paix, dialogue et rapprochement” sont les trois mots les plus cités lors de la conférence de presse organisée à l’aéroport de Roissy quelques heures avant le départ de la mission en Israël et en Palestine.

une “première historique” dans la recherche de la paix dans cette région

Trois comoriens figurent sur la liste de la vingtaine d’imams et responsablesassociatives de France qui ont quitté Paris, dimanche 11 novembre, pour une mission d’une semaine en Israël et en Palestine. Ali Mohamed Kassim, imam et mufti des Comoriens de France à Marseille ainsi que Saïd Mohamed Nourdine Mlanao, président du Conseil national diversité républicaine (Cndr), une association qui milite pour la défense des intérêts des originaires de l’Océan indien, sont les figures marquantes de cette délégation.

 

“C’est une fierté pour nous d’avoir dans cette délégation des Comoriens. J’ai envie de dire pas n’importe lesquels. Moi-même, je suis de ceux qui conduisent la délégation avec Hassen Chalghoumi (le chef de la délégation), parce que je suis son conseiller spécial”, a déclaré Saïd Mohamed Nourdine Mlanao. Et d’enchainer: “Cette mission est soutenue par le Quai d’Orsay. Quelque chose de très fort. C’est un honneur et cela montre que nous avons aussi notre place dans ce pays”.

 

Deux peuples…

 

L’objectif de cette tournée organisée avec le soutien du Quai d’Orsay, de l’ambassade de France en Israël et des autorités israéliennes et palestiniennes serait de “contribuer à la paix au Proche-Orient et plus particulièrement entre Israël et la Palestine”. Au cours de son séjour, cette mission, conduite par un imam de la mosquée de Drancy (banlieue nord de Paris) connu pour sa politique de main tendue à la communauté juive, rencontrera des responsables politiques, religieux, et de la société civile des deux côtés des frontières entre l’État hébreu et l’autorité palestinienne.

 

“Après l’affaire Merah, ce voyage va montrer une image positive de la France”, a estimé Hassen Chalghoumi. “C’est la première fois qu’une délégation citoyenne composée d’imams et de responsables associatifs, de la société civile a eu le soutien des trois parties à savoir la France, Israël et l’autorité palestinienne afin d’apporter sa pierre à la recherche de la paix”, a souligné M. Mlanao.

 

…trois axes

 

À travers ce déplacement, ces imams et responsables associatifs comptent “rompre avant tout avec l’idée préconçue que se fait l’opinion publique, en France, sur le conflit israélo-palestinien, et à travers cette démarche pacifique, tenter de couper court aux tensions qui, ici ou là, fragilisent le vivre ensemble en France”, a-t-on lu dans un communiqué distribué aux médias peu avant le départ de la délégation.

 

“Paix, dialogue et rapprochement” sont les trois mots les plus cités lors de la conférence de presse organisée à l’aéroport de Roissy quelques heures avant le départ de la mission. “Le but de ce voyage n’est pas pour prendre parti pour un tel ou tel autre. C’est simplement, essayer de donner une lueur d’espoir. C’est d’allumer la première bougie d’espoir en espérant qu’il y en aura d’autres”, a précisé Hameche Boudjmaa, président de l’association des musulmans de Melun (commune du sud-est de Paris).

 

Pour Hassen Chalghoumi, “l’humain“ est au centre de cette initiative qui constitue une “première historique” dans la recherche de la paix dans cette région minée par les conflits depuis 60 ans.

 

À Paris,

Faissoili Abdou

Al-watwan N° 2059 du lundi 19 novembre 2012

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