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Publié le 25 Novembre 2020

Hommage - Disparition de Maurice Cling, rescapé d'Auschwitz-Birkenau

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Maurice Cling, âgé de 91 ans, le 23 novembre 2020. Déporté à l'âge de 15 ans, il était un témoin inlassable. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Maurice Cling naît le 4 mai 1929 à Paris, dans une famille juive d’origine roumaine.

Maurice vit avec ses parents, Simone et Jacques Cling, et son frère aîné Willy (17 ans) au 30 rue Monge, dans le 5ème arrondissement à Paris.

Le 4 mai 1944, le jour de son quinzième anniversaire, Maurice est arrêté à son collège, l’école Lavoisier où il est en classe de quatrième. 

Il est interné à Drancy puis déporté le 20 mai 1944 à Auschwitz, dans le convoi n°74, avec son père, sa mère et son frère aîné.

Dès leur arrivée, ses parents sont assassinés dans les chambres à gaz. Maurice survit grâce au soutien de son frère Willy jusqu'en octobre 1944, date à laquelle ils sont séparés par une sélection. Il ne le reverra plus.

Seul, il trouve la force de survivre jusqu’à l’évacuation d’Auschwitz en janvier 1945, puis à celle de Dachau, où il a été transféré, en avril 1945. Il est finalement libéré par une unité américaine dans le Tyrol autrichien.

A son retour à Paris, Maurice retrouve ses grands-parents, sa tante et son cousin Charles qui n’ont pas été déportés.

Maurice a eu quatre fils et est devenu professeur d’anglais et universitaire, spécialiste de linguistique.

C'était un homme engagé et un passeur de mémoire. Rendons lui hommage. 

 

Témoignage de Maurice Cling

Maurice Cling a également retranscrit son témoignage dans le livre Un enfant à Auschwitz. Ce témoignage est d'autant plus précis, et émouvant, qu'il reprend très fidèlement des notes détaillées, écrites par Maurice Cling, à son retour, à l'âge de seize ans ; d'où une abondance de détails que le temps aurait nécessairement effacés.

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En 1995, Maurice Cling fait don au Musée de la Résistance Nationale du tableau des décorations militaires de son père Jacques Cling.

Jacques Cling, immigré juif roumain naturalisé en 1918, s’insurgeait contre l’ordonnance allemande du 27 septembre 1940 qui l’obligeait à placarder « Jüdisches Geschäft – Entreprise juive » dans la vitrine de son magasin. En signe de protestation, il avait placé également en devanture les décorations qu’il avait obtenues pour services rendus à la France, dont la Médaille militaire, la seule que portait Pétain.

Source : Musée de la Résistance Nationale

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