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Publié le 17 Décembre 2018

Solidarité - Un appel international pour la protection des chrétiens d’Orient

Des dizaines de représentants des églises orientales, de dignitaires musulmans et de parlementaires ont participé, mardi 11 décembre, à la Conférence internationale de Paris, organisée par la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (Chredo). Ils y ont appelé à la fin des violences et des discriminations subies par les minorités religieuses dans la région. Une ambition que le Crif félicite et encourage vivement.
Publié le 11 décembre dans La Croix 
 
Les costumes des élus ont laissé place aux habits religieux. Tôt dans la matinée, les sièges des parlementaires de l’hémicycle « Simone Veil » du conseil régional d’Île-de- France, dans le 7e arrondissement de Paris, ont été pris d’assaut par un cortège de responsables maronite, syriaque-orthodoxe, chaldéen, druze, arménien, chiite, sunnite, évangélique...
 
Mardi 11 décembre, une vingtaine de dignitaires religieux chrétiens et musulmans y ont en effet afflué pour participer – aux côtés de plusieurs représentants politiques, magistrats ou responsables d’ONG – à la Conférence internationale de Paris, organisée par la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (Chredo).
 
« (Ce jour) est un moment important, un tournant dans la solidarité manifestée entre les religions et la détermination à combattre les extrémistes », a martelé, dans son discours d’ouverture, Patrick Karam, président de la Chredo, insistant sur le caractère « inédit » de ce rendez-vous interreligieux en Europe.
 
« C’est la première fois que des religieux chrétiens et musulmans se retrouvent ainsi pour dénoncer, sans aucune ambiguïté, comme contraires à l’islam et comme crimes contre l’humanité les actes terroristes d’organisations comme Daech », appuyait-il encore, alertant sur le « phénomène d’hémorragie » frappant les populations chrétiennes du Proche et Moyen-Orient. Ambition politique, À la charnière du religieux et de la politique, cette journée de conférences, organisée en partenariat avec Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France et ancienne coprésidente du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée nationale, avait un triple objectif affiché : démontrer l’unité interreligieuse par une déclaration commune appelant « à la fin des violences perpétrées contre les chrétiens d’Orient et les minorités – dont celle yézidie », faire reconnaître les exactions commises à leur encontre « comme crime contre l’humanité par les juridictions nationales et internationales », et réfléchir aux conditions du retour des exilés dans leurs pays d’origine.
 
Toute la matinée, les responsables religieux orientaux sont montés à tour de rôle à la tribune. « La religion n’a jamais voulu la mort d’êtres humains : nous rejetons tout ce que Daech a essayé de construire. La vraie religion appelle à la paix et à la cohabitation », a ainsi réaffirmé le Dr Abdel Meneem Fouad, doyen de la Faculté des Sciences Islamiques de l’Université Al Azhar. Mgr Angélos, évêque général copte-orthodoxe d’Égypte, représentant le pape Tawadros II, a invité au « renouvellement de la pensée religieuse pour répandre les valeurs de tolérance et de paix ». « L’Orient a besoin d’être secouru en actes, pas qu’en paroles ! Nous, chrétiens d’Orient, souffrons de la marginalisation : cette conférence est importante car elle nous permet de communiquer nos souffrances au monde », a aussi martelé, avec virulence, Mgr Nicodemus Daoud Sharaf, archevêque, Syriaque Orthodoxe de Mossoul.

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