"Vichy, la mémoire empoisonnée", un film de Michaël Prazan

 
Lundi 16 mai 2016, à 20h55, sur France 3
 
Résumé :
 
Vichy, son système collaborationniste, ses crimes ontlongtemps été passés sous silence par un pouvoir politique soucieux d'oublier le passé, et de réconcilier tous les Français. La reconnaissance officielle n'est venue qu'en 1995 avec le discours historique du Président Chirac regardant en face cette page sombre de notre Histoire, allant même jusqu'à parler "d'une injure à notre passé et à nos traditions". 
Si des livres, des films ou l’inlassable travail des historiens ont aidé à faire évoluer les consciences et percer le tabou, c’est surtout la société civile qui a mené le combat contre la falsification et le déni, au nom de la vérité et de la justice. Ce film raconte ce combat long de plus d’un demi-siècle, qui a fortement divisé notre pays.
 
Note d'intention de Michaël Prazan, réalisateur :
 
Le pouvoir politique s’est longtemps payé de mots pour tenir à distance la « parenthèse » du régime incarné par le Maréchal Pétain ; un régime de collaboration avec l’occupant nazi qui n’a pourtant  jamais complètement rompu avec la République. La reconnaissance officielle de Vichy, de ses crimes, de la responsabilité de la France à leur égard a pris un demi-siècle. Elle est la juste conclusion d’une période pour le moins opaque, durant laquelle les hauts fonctionnaires de Vichy se sont discrètement fondus sous la Vème république dans la haute administration, les banques d’affaire, la presse, et même les ministères d’Etat, incarnant de manière pour le moins paradoxale le « nul et non avenu » que Charles de Gaulle employait pour désigner le régime de Vichy. 
C’est au gré de nombreux scandales, de dissimulations et de secrets d’Etat, mais surtout grâce à l’activisme de la société civile que le tabou fut percé, et la « parenthèse » vichyssoise assumée. C’est sur ce grand débat de société, sur plus de cinquante ans, que notre film reviendra. Après avoir mis les mains dans le cœur battant de la seconde guerre mondiale et du génocide des Juifs – "Einsatzgruppen, les commandos de la mort" ; "Le Procès d’Adolf Eichmann" ; "Das Reich" –, après avoir interrogé la mémoire de ces crimes, de leur héritage et de leur négation dans le monde – "Les Faussaires de l’Histoire" –, il me semblait important et nécessaire de revenir sur notre mémoire, à travers un film documentaire au sujet jusqu’alors jamais traité en tant que tel. J’ai souhaité raconter comment notre pays a affronté cette page sombre de son histoire et montrer que la réconciliation ne s’obtient pas au prix du silence...
 

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