Blog du Crif - L'Histoire, exactement comme elle l’a vécue

06 Juin 2019 | 4 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lors de la cérémonie nationale d'hommage commémorant le Vel d'Hiv, le Président du Crif s'est dit "choqué et révolté par les images indécentes des récalcitrant à la vaccination arborant l’étoile jaune et faisant des raccourcis honteux. C’est un outrage à la mémoire des victimes de la Shoah".

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

Pages

Antisémitisme

Lors de la cérémonie nationale d'hommage commémorant le Vel d'Hiv, le Président du Crif s'est dit "choqué et révolté par les images indécentes des récalcitrant à la vaccination arborant l’étoile jaune et faisant des raccourcis honteux. C’est un outrage à la mémoire des victimes de la Shoah".

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

Pages

Opinion

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

Pages

Il y a des moments qui nous happent et nous saisissent de plein fouet. Comme une invitation à pénétrer dans un sinistre passé où le temps semble s’être arrêté voire complètement éteint.

C’est l’effet ressenti lorsque l’on ouvre le livre de Ginette Kolinka : Retour à Birkenau. Ce retour justement, je l’ai vécu en sa compagnie lors d’un voyage commémoratif. Les mots du livre ont ainsi fait échos à ses paroles lors de ce trajet. Cette résonance presque cacophonique, a prit alors une autre tournure, où le récit personnel qu’elle me confiait d’une manière intime presque filiale lors de ce retour à Birkenau, devenait plus universel suite à l’écriture et à la lecture de l’ouvrage.

Tout le monde pouvait alors entendre et connaître l’histoire de Ginette Kolinka, rescapée des camps de concentration et d’extermination.

Si le livre démarre presque In Mediares dans l’enfer du camp de Birkenau, c’est cette violence du récit qui frappe où la cruauté des images se mêle au cru des mots. Ginette Kolinka ne passe pas par quatre chemins, lorsqu’elle raconte, elle ne prend pas de pincettes et ne fait pas de manière, puisque l’histoire, elle l’écrit exactement comme elle l’a vécue afin que chaque personne puisse se rendre compte de l’atrocité et de l'abomination des camps. C’est cette écriture si singulière, qui fait de son ouvrage, un livre poignant et bouleversant. Ginette, elle écrit comme elle parle. Ses petites tournures de phrases parfois qui s’apparentent et se rapprochent plus de l’oralité que de l’écrit, permettent ainsi d’exprimer de s’imaginer véritablement par des images fortes, ces épisodes terrifiants.

La deuxième partie du livre, s'intéresse quant à elle à ce retour des camps. Que se passe t-il après, comment survivre après un tel drame ? C’est cette partie qui semble la plus attachante et la plus complexe. Comment la vie peut-elle exister lorsque l’on a côtoyé pendant des années la mort ? Peut-on encore distinguer le bien du mal, la vie de la mort après avoir vécu de telles souffrances ? C’est ce que Ginette Kolinka tente de nous traduire avec ses mots.

Plus qu’une brève de vie, un fait divers ou un récit personnel, cet ouvrage est plus que nécessaire puisqu’il s’agit véritablement de l’histoire de l’Humanité. Comme un cri du coeur, Ginette Kolinka semble vouloir nous faire passer un message, probablement celui qu’il est désormais de notre responsabilité de devenir les témoins des témoins.

Charlotte Lelouch

 

À lire aussi : 

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.