Blog du Crif/D-Day - Le bruit des criquets

06 Juin 2019 | 88 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Martine Ouaknine est adjointe au Maire de Nice, déléguée au devoir de mémoire, à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, conseillère métropolitaine et départementale, présidente honoraire du Crif Sud-Est.

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Actualité

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Laura Melul est l'auteur du blog culinaire L'arène des papilles. Écoutant son coeur et sa passion pour la cuisine, Laura a choisi d’opérer une reconversion professionnelle, après 13 ans dans la finance de marché. Découvrez quelques-unes de ces savoureuses recettes à l'occasion des fêtes !

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Opinion

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Pour connaître le destin du Livre noir et de ses auteurs, je vous invite à découvrir le documentaire intitulé « Vie et Destin du Livre noir. La destruction des Juifs d’URSS ». Diffusé le dimanche 13 décembre à 22h40, sur France 5. Puis en replay pendant 30 jours sur Francetv.fr

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

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En 2003, j'ai 12 ans, mes parents nous emmènent, mon frère et moi, en Normandie, pour visiter les plages du Débarquement. Comme ils en ont l'habitude, ils ont préparé plusieurs activités autour du thème de ce voyage. Parmi elles, le film Le jour le plus long, réalisé en 1962 par Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck.

"Oh non ! Pas encore un film en noir et blanc !" Je nous entends encore, assis sur la banquette arrière de la voiture familiale, râlant et critiquant le choix du film. Un film de 3 heures, que nous regarderons en deux parties, tous absolument fascinés par les images de ces soldats aussi candides que courageux qui s'élancent dans la Manche, à l'aube du jour le plus long.

Je me souviens d'une image du film en particulier. On y voyait un commando de jeunes soldats, blottis les uns contre les autres sur les côtés des navires de guerre. Aucun des soldats ne parle. Certains se regardent, d'autres embrassent les photos abîmées d'une mère ou d'une épouse. C'est probablement la première fois que je vois des hommes qui s'apprêtent à combattre. Des hommes qui s'apprêtent à mourir. 

Quelques scènes plus tard, mon frère et moi découvrons les fameux criquets, mécanisme de reconnaissance utilisé par l'une des unités de parachutistes des forces alliées. Le lendemain, en visite au Mémorial de Caen, nos parents nous font chacun cadeau d'un de ces petits objets. Pendant la visite du Mémorial, un guide nous demande si nous savons à quoi servaient ces criquets. "A se reconnaître", répond-on fièrement ! Et le guide de préciser que la technique, quoi que bien pensée, s'était avérée dangereuse pour certains soldats, piégés par le bruit des mitraillettes allemandes, un bruit tout à fait similaire à celui de leurs criquets. 

Jusqu'à ce jour, mon frère et moi les avons précieusement conservés.

Notre séjour en Normandie s'est poursuivi par la découverte de la plage Omaha Beach, jonchée de quelques restes des "asperges de Rommel", ces pieux de bois longs de 5 mètres plantés sur les côtes françaises pour empêcher l'avancée des troupes alliées. Figée au milieu de cette immensité, secouée par le bruit et la force du vent, j'observe la mer. Je repense à ces jeunes soldats, malmenés par des flots peu cléments, et rongés par le peur.

Sur la route du retour, nous traversons des villages normands, à quelques kilomètres des plages du Débarquement. J'imagine les Alliés, recroquevillés sur leurs armes et écrasés par le poids de leur équipement, fouler le sol français, guettant l'occupant nazi et bientôt, libérer la France. 

Comme un clin d'oeil à l'Histoire, je fais claquer mon criquet. Sans me regarder, mon frère fait claquer le sien. Deux coups. Notre signe de reconnaissance. 

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