Stéphanie Dassa

Directrice de projets

Dialogue judéo-chrétien : dénouer le noeud gordien

07 Février 2017 | 42 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Le 34ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 20 février 2019

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

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Religion

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Pour #Jerusalem partagez & faites entendre l’Histoire !

Itinéraire de Paris à Jérusalem est un récit de voyage de François-René de Chateaubriand publié en 1811. Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807.
Il est divisé en sept parties : la 5eme est  consacrée à Jérusalem

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Une stèle en mémoire des victimes de la Shoah qui n’ont pas de sépulture, "ni ici, ni ailleurs", a été inaugurée dans le cimetière parisien de Bagneux.
Une cérémonie solennelle - et sous haute sécurité - qui, à Bagneux, dix ans après la mort d’Ilan Halimi, séquestré et torturé dans la cité de la Pierre-Plate parce qu’il était juif, était d’autant plus symbolique.

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

« Tous les chrétiens ont des racines juives », rappelle le pape François

Portrait de Marc Knobel
Ces chrétiens que nous aimons
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21 Avril 2015
Catégorie : Religion

Après des siècles de mépris, de haine, d’incompréhension et de méfiance, chrétiens et juifs espérons construire ensemble des parcelles d’Humanité.

Portrait de Marc Knobel
Je suis chrétien aussi
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20 Avril 2015
Catégorie : Religion

Voici comme une terrible litanie, presque quotidienne, le sort qui est réservé aux chrétiens dans certaines parties du monde.

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L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Le premier signe de vivacité dont s’est réjouie la présidente Jacqueline Cuche est l’accueil réservé par le MJLF, en particulier le rabbin Yann Boissière présent tout au long de la journée et la Présidente, Danielle Cohen. C’est dans leurs locaux que se sont réunis de nombreux membres de l’AJCF, pour la plupart présidents de groupes régionaux, acteurs et témoins de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas, ou mal.
 
Le dialogue entre chrétiens et juifs n’est pas et ne sera probablement jamais une machine bien huilée carburant au diesel, capable de ronronner en autonomie. Les textes qui sont les socles du dialogue ont mis de côté certains aspects qui ne pouvaient être ignorés. Ils semblent aujourd’hui s’y introduire irrésistiblement. Au centre du nœud gordien qu’il faudra bien dénouer se trouve ce que nous appelons dans un langage travaillé « l’attachement des Juifs à la Terre d’Israël » ou plus faire plus court mais plus polémique : le sionisme.
 
Jacqueline Cuche, en accord avec le comité directeur de l’AJCF, a proposé que la journée du 29 janvier soit consacrée entièrement à une remise à plat : il s’agissait notamment de réaffirmer les positions solidaires et franches de l’AJCF témoignées à l’État hébreu. Non pas les justifier, mais les expliquer. Dans la dernière version des statuts il est stipulé la vocation de l’AJCF à « aider la société moderne à s’orienter ». Et un point sur lequel il semble que cette société butte «  c’est celui du regard qu’elle porte, et que nous portons nous aussi, sur le pays d’Israël. Nous savons combien cette question est sensible aujourd’hui, à cause du conflit qui malheureusement s’y éternise et qui interfère trop souvent dans nos activités, nos rencontres, même quand celles-ci sont consacrées à tout autre sujet ».
 
Elle exprime très clairement et sans ambiguïté la ligne de l’AJCF inscrite dans celle de Charles Péguy, sa volonté de témoigner pour les Juifs dans un souci de vérité et de justice. L’AJCF ne s’est pas positionnée sur les questions inhérentes à la politique menée par le gouvernement élu d’Israël, ni à ce jour sur les questions épineuses liées à l’extension de logements dans tel ou tel territoire. En revanche, l’AJCF est dans son rôle lorsqu’elle soutient « la communauté juive de France lorsqu’elle est inquiète, lorsqu’elle s’inquiète de la façon dont est jugé Israël, auquel tant de liens la rattachent, et se sent critiquée, à cause de ces liens, abandonnée du reste de la société (…) » et « sans porter aucun jugement politique, ni sur la France ni sur Israël, car ce n’est pas notre rôle, ni de notre compétence ».
 
Nous savons que dans la plupart des groupes de dialogue judéo-chrétien les sensibilités sont diverses, alternant entre empathie pour Israël et sympathie pro-palestinienne. Nous savons aussi la puissance d’interférence du conflit israélo-palestinien dans ce cadre complexe et protéiforme dont le socle reste la volonté et la conscience du devoir. Deux points cependant sur lequel Jacqueline Cuche et l’AJCF ne transigent pas : « L’affirmation sans ambiguïté d’un soutien inébranlable à l’existence de l’État d’Israël. Ne jamais accepter qu’elle soit remise en question. - Veiller avec la plus grande vigilance (c’est un pléonasme : oui, être instance de veille) sur ce qui est dit des Juifs et d’Israël, non pour réagir à tout bout de champ parce qu’ils seraient au-dessus de toute critique (les Juifs sont un peuple comme les autres, et Israël un État comme les autres, ni meilleur ni pire que les autres), mais pour dénoncer toutes les formes de mensonges, toutes les atteintes à la vérité. »
 
Pour donner un éclairage à ses membres et pour répondre à leur demande, l’AJCF a placé le sionisme au centre des réflexions de la journée. Boycott, apartheid, nazification d’Israël : autant de violence intellectuelle proférée est–elle justifiable ? Comment combat-on le mensonge et l’insulte ? Sait-on seulement de quoi on parle quand on évoque le sionisme, l’antisionisme, le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes ? Ces notions extrêmement complexes et truffées de contradictions internes sont la plupart du temps mal saisies parce qu’elles sont mal connues : ce n’est par parce qu’on a un avis qu’on sait.
 
Et c’est dans cet état d’esprit que l’AJCF œuvre : pour une meilleure connaissance et contre les stéréotypes, pour une société mieux orientée et moins violente en pensée et en acte.
 
L’objectif, faut-il le rappeler ?  Trouver l’extrémité qui permettra de défaire le nœud. À moins qu’à la manière d’un Alexandre le Grand un autre ne le tranche. Brutalement.
 
Stéphanie Dassa

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