Elle s’appelait Sarah… Par Jacques Tarnero

29 Mai 2017 | 369 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

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Actualité

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Un livre de Victoria Klem

Suite au vote le 16 décembre 2016 du conseil municipal de Clermont-Ferrand au vœu présenté par les groupes communistes, Front de gauche et Europe écologie, vœu relatif au boycott des produits israéliens fabriqués dans « les territoires palestiniens occupés », le Maire de Clermont-Ferrand a fait paraître dans le journal local la Montagne un communiqué. La présidente du CRIF Auvergne-Rhône- Alpes lui répond…

Au lendemain des déclarations du ministre israélien de la défense, lundi 26 décembre, qualifiant la conférence de paix sur le Proche-Orient qui doit se tenir prochainement à Paris de nouveau « procès Dreyfus », le Crif a condamné des propos « maladroits ».

 
 
 

J'ai répondu aux questions d'Olivier Lerner dimanche 4 décembre lors de notre Convention Nationale

Halte à la discrimination d'Israel, le CRIF proteste suite à la décision d'étiqueter les produits israeliens. 

Suite à l'annonce de l'adoption de la directive de l'E.U sur l'étiquetage des produits israéliens le Crif a réagit à travers un communiqué, j'ai voulu dénoncer la décision française et l'obessession israelienne.

J'ai répondu aux questions de Sputnik news.

« Si on parlait de la France ? Français, juifs et citoyens » : c’est le thème de la 7e Convention nationale du Crif le dimanche 4 décembre au Palais des Congrès de Paris.

C’est une étonnante indifférence qui entoure la mise en lambeaux de la ville d’Alep en Syrie.

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Antisémitisme

Pour la énième fois l'ONU s'apprête à voter le financement d'une liste noire d'entreprises internationales opérant dans les territoires contestés.

Seront ainsi montrées du doigt les sociétés se trouvant à Jerusalem, sur les hauteurs du Golan et en Judée -Samarie.

" Le guide du parfait boycotteur antisémite" sera ainsi financé par l'ONU.

Un pas de plus sera franchi !

 

En 2005, le fait religieux envahissait peu à peu et dans la confrontation, les cours de récréation. L’agitation religieuse commençait à provoquer des dégâts dont nous payons le prix lourd aujourd’hui.

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Je suis intervenu aux deux conférences internationales sur l’antisémitisme organisées la semaine dernière à Paris.

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Mensonges, haine et illégalité.

La fête de l’Humanité, où artistes, politiques et public se pressent, a accueilli une fois de plus un stand appelant à la haine d’Israël.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Dans la newsletter du CRIF du 5 septembre 2016, nous reproduisions une information  faisant état de la publication d’un rapport, publié le 1er septembre 2016 et préparé par l'Association Voices for Human Rights et l'Institut Touro (Touro Institute on Human Rights and the Holocaust).

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

J'ai recueilli pour la newsletter du Crif les réponses aux questions posées à cet homme qui, pris dans le tourment de l’histoire-celle avec sa grande hache dont parlait Perec- est resté libre jusqu’au bout des ongles

Retour sur le déchaînement de haines antisémites qui s’est produit l’été 2014, en France.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

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Opinion

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Tous les « plus jamais ça ! », toutes les commémorations destinées à conjurer « les pages les plus sombres de notre histoire », tous les serments prononcés au Mémorial de la shoah pour que « ça » ne se reproduise pas, resteront comme autant d’incantations vaines et comme autant de postures, si le crime antijuif commis à Paris contre madame Sarah Halimi le 4 avril dernier,  n’est pas nommé, dénoncé, mis en examen pour ce qu’il est, c’est à dire l’assassinat d’une femme de  soixante six ans, après avoir subi sévices et actes de torture, fut défenestrée pour la seule raison que madame Halimi était juive. Le temps perdu, l’étonnant silence qui entoure cette affaire ajoute de l’effarement à l’effroi.

Trop d’éléments troublants incitent à penser que ce silence, cette prudence, cette lenteur participent d’un souci prioritaire en ces temps d’élections : ne pas « faire le jeu du Front National », de ne pas fournir d’arguments à nourrissant « l’islamophobie ». Pour ne pas désespérer les « quartiers sensibles », pour ne pas accabler « les jeunes issus de la diversité », pour ne pas courir le risque d’une inculpation « d’incitation à la haine raciale »,  la chape de plomb s’impose. Le tueur serait donc un « déséquilibré » tout comme on peut estimer qu’il faut être déséquilibré pour se faire exploser à Manchester dans un concert afin de massacrer les plus de jeunes, d’enfants d’adolescents. Certes « nous luttons pour comprendre le cerveau perverti et dérangé qui a considéré qu’une salle remplie de jeunes enfants n’était pas un lieu attendrissant, mais une occasion de commettre un carnage » Theresa May a eu les mots justes pour désigner le crime  de Salaman Abedi, ce britannique d’origine libyenne, âgé de vingt deux ans. Mohamed Maerah était-il aussi un déséquilibré ? Qu’en est-il des frères Kouachi, d’Ahmedi Koulibali ? Ceux qui ont égorgé le père Hamel en pleine messe sur l’autel de son église sont-ils des terroristes ou des malades mentaux, mais une autre question reste en suspens : pourquoi les crimes antijuifs sont ils particulièrement soumis à une qualification psychiatrique dont l’effet immédiat est d’en transformer la part d’intentionnalité anti juive?

Quand Ilan Halimi fut assassiné en 2006 après vingt quatre jours de détention et de tortures commises par le si bien nommé « gang des barbares », la justice n’avais pas cru pertinente la qualification d’antisémitisme pour ce crime bien que le gang ait ciblé un Juif parce que « les Juifs ont de l’argent ». Il faudra longtemps attendre pour que la justice requalifie le geste de Youssouf Fofana. Ce fut un grand sentiment de solitude qui accompagna ceux qui, peu nombreux, descendirent dans la rue pour dire leur inquiétude et l’admirable film d’Alexandre Arcady, « 24 jours » qui raconte cette histoire a lui aussi souffert d’une inquiétante indifférence.

Que se passe-t-il donc en France ? Pourquoi cette crainte, pourquoi ce déni de la haine antijuive si massivement présente dans les mentalités des jeunes de culture arabe ou  musulmane ? Pourquoi cette sorte de prudence inquiète pour nommer les choses ? Pourquoi cette gène non avouée dès lors qu’il s’agit de victimes juives non inscrites au mur des noms du Mémorial de la shoah ? Parce que l’assassin  est issu de l’immigration ? Parce qu’il est musulman ? Parce qu’en tant qu’issu de l’immigration arabo musulmane son crime pourrait paraître moins criminel ? Parce que ce geste jouirait de circonstances atténuantes du fait de l’origine de son auteur ? Parce que tuer des enfants juifs serait en quelque sorte un geste symbolique destiné à « venger les enfants palestiniens », selon les mots de Mohamed Merah.

Nous voilà au cœur du non-dit concernant les « choses juives ».  L’ombre d’Israël portée sur la scène terroriste européenne donnerait-elle à  ces questions une autre tension ?

Depuis l’été 2014, l’écho de la guerre à Gaza, a retenti de Sarcelles à la rue de la Roquette, quand des pogromistes des banlieues firent flamber quelques commerces appartenant à des Juifs. Il faut dire que depuis les années 2000, et surtout depuis une dizaine d’années, la criminalisation d’Israël , la nazification d’Israël a levé tout interdit : la haine des Juifs se drape dans le vertueux drapeau de l’anti impérialisme. Ce qui fut initié à Durban en 2001 à la conférence de l’ONU, s’est désormais répandu dans la conscience universelle : de Edgard Morin à Jean Ziegler en passant par Stéphane Hessel, le cœur battant de l’indignation morale désigne Israël comme l’épicentre du Mal. Pourquoi s’étonner que cette bonne conscience puisse engendrer des tueurs à la cervelle imbibée de ce que la morale dominante leurs a enseignés ? Si l’Occident c’est le Mal, si la France s’est rendu coupable et responsable de crimes contre l’humanité du temps de la colonisation, alors la haine contre la France durera jusqu’à la fin des temps. Si Israël est l’avant poste contemporain de ce Mal, pourquoi s’étonner de ces passages à l’acte meurtriers contre ces Juifs solidaires d’Israël ? Certains estiment aujourd’hui que ceux ci utilisent un « copyright » abusif, leur procurant un statut de victime absolue. Cette rente mémorielle, aujourd’hui soumise à la concurrence, protégerait Israël étanche à toute critique parce qu’immédiatement disqualifiée comme « antisémite » par un pouvoir juif faisant subir aux palestiniens un sort semblable à celui des Juifs sous le joug nazi.

Le paradoxe du moment présent réside dans cette contradiction : la France victime du islamisme,  combat ses effets terroristes mais rechigne à en nommer la source. Désormais la cible s’est élargie et les Juifs ne sont plus les seuls visés. Depuis Charlie hebdo, depuis le Bataclan, depuis le massacre de Nice il y a un an, ce sont tous les « mécréants », les « infidèles » » et autres « Croisés » de France qui sont visés. Depuis Londres, Manchester, Madrid, depuis le 11 septembre 2001, c’est tout l’Occident qui est visé. Cet état de fait, cette réalité, certains en Occident refusent de la comprendre et de la nommer. Ils donnent à ces attaques un statut de revanche historique contre un colonialisme toujours vif. D’un côté la France se protège en traquant jusque hors de ses frontières, au Mali, en Irak, en Syrie en Libye, les épigones du Jihad mondial, mais d’un autre feint de ne pas voir ce qui idéologiquement nourrit cette fureur. Ce que François Hollande a su mettre en œuvre n’est pas partagé par son appareil judiciaire. Comment comprendre cet invraisemblable procès fait à l’auteur des Territoires perdus de la République ? Pour avoir exploré, mis à jour la matrice idéologique qui nourrit le jihadisme, Georges Bensoussan a été poursuivi par la justice française. Disculpé dans un premier temps de tout projet raciste, le voilà poursuivi en appel par le même procureur et le CCIF (Comité Contre l’Islamophobie en France) accompagnés par tous les indignés, idiots utiles de l’antiracisme antijuif.

Pourquoi la chaine de télévision ARTE a t elle récemment déprogrammé un film documentaire sur l’antisémitisme en Europe ? Parce que ce film pointait la part importante, indicible à la télévision, de cette haine d’origine arabo islamique ? Pourquoi ce déni du réel ?

Aucune guerre ne pourra être gagnée contre le fascisme islamique, contre ce nouveau totalitarisme du XXIe siècle, si on n’est pas capable de le regarder dans sa totalité. Madame Halimi n’a pas seulement été victime d’un détraqué mais d’un détraqué islamiste qui est retourné réciter des sourates du Coran après l’avoir défenestrée. Israël constitue depuis ses origines la ligne de front de cet affrontement qui va bien au delà de la revendication d’une patrie pour les palestiniens. A lire cet affrontement dans catégories morales et politiques qui sont celle de l’Occident, on s’interdit d’en comprendre l’enjeu inscrit dans les catégories mentales de l’Oumma. Pour leur plus grande peine, les dessinateurs de Charlie, les Juifs de l’hyper casher, les visiteurs du musée juif de Bruxelles, les familles venues assister au feu d’artifice sur la promenade des anglais un 14 juillet, madame Sarah Halimi et tant d’autres se sont trouvés aussi, sans le savoir, sur la ligne de front de cette guerre mondiale.

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