Stéphanie Dassa

Directrice de projets

Hommage à Claude Hampel

14 Novembre 2016 | 19 vue(s)
Catégorie(s) :
France
"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Né à Tunis en 1920, Albert Memmi, s’il a été considéré, à travers certains de ses romans, comme le chantre du judaïsme tunisien, demeure surtout, le théoricien du colonialisme

C’est l’histoire d’un mariage mixte raté. Un mariage entre une Juive et un Musulman, Julie et Sam. 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Pages

« Il y eut un soir et il y eut un matin » Genèse1 : 5

C’est avec consternation que nous avons appris le décès prématuré de notre grand ami Claude Hampel.

La peine qui nous habite le dispute au choc qui nous tétanise.
Ce que Claude Hampel représentait pour nous ne peut pas se résumer en quelques mots.
Ce sont 10 ans de souvenirs d’une collaboration amicale et solide devenue avec le temps une amitié franche et complice, qui affluent et s’entrechoquent.

Claude Hampel tout d’abord, c’était un style : une mise soignée, le cheveu épais et savamment travaillé, un flegme emprunté aux britanniques, un langage châtié ; en un mot une éducation.
Il avait horreur du laisser –aller, du négligé.

Né en 1943 dans le cadre sordide du ghetto de Varsovie, cet enfant juif portait à la naissance le prénom de Casimir. Sa survie Claude la devait à un couple de Polonais, les Michalski, devenus Justes parmi les Nations. Discret sur cette période de son existence, Claude Hampel avait pris le parti d’en extraire la mélodie la plus suave : le yiddish.

Une histoire d’amour le reliait à cette langue qu’il maniait parfaitement : c’est lui qui fut le créateur des Cahiers Yiddish– Yiddishe Heften- publication originale qui trouvait sa place dans le désert laissé par la disparition progressive de la presse yiddish en Europe-
En octobre 2011, il lance une émission hebdomadaire en langue Yiddish sur Radio J. Claude Hampel portait le yiddish comme on porte l’héritage d’une civilisation, et c’est dans la presse yiddish qu’il a débuté sa carrière de journaliste.

Claude Hampel n’était pas vraiment « un homme d’institution », il était bien trop original et libre pour cela-mais il a présidé la commission du Souvenir du CRIF avec beaucoup de talent et d’exigence.
Tous les membres de cette commission voulue par Henry Bulawko sont soit survivants de la Shoah, soit engagés à titre associatif dans des actions visant à mieux comprendre la Shoah : on imagine aisément la liberté de parole qui y a cours. Claude Hampel savait parfaitement insuffler l’énergie et l’enthousiasme nécessaires pour donner à chacun une place et un rôle. Ces commémorations que nous préparions ensemble, celle du soulèvement du ghetto de Varsovie et celle dite du Vel d’Hiv, étaient toujours mises en place dans un esprit démocratique, l’avis de tous comptait.

Et puis, il y avait l’autre Claude Hampel… Celui qui dans les années 60 avait des rêves de rocker, se faisait appeler Jimmy et cognait la batterie. Celui avec qui nous avions des joutes oratoires tout à fait fascinantes sur la qualité des terrasses malouines : il aimait celle du Chateaubriand, moi celle d’en face du bar de l’Univers…

J’irai m’asseoir cet hiver au Châteaubriand, chez moi, à Saint-Malo, rendre hommage à celui qui à travers le choix de cet établissement résumait toute sa noblesse d’âme et son amour pour la France. Et penser à notre amitié, à cette disparition brutale qui me laisse dépossédée.

Dire de Claude Hampel qu’il va nous manquer c’est déjà intégrer qu’il ne soit plus de ce monde… Il est un peu tôt pour cela en ce 14 novembre.

Un dernier hommage sera rendu à Claude mercredi 16 novembre à 11h30 au cimetière de Bagneux où il sera inhumé.

Nous espérons que tous ses amis, tous ceux qui l’ont aimé viendront ce matin là.

 

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