#Terrorisme – De nouvelles menaces pèsent sur Charlie Hebdo, par Marc Knobel

30 Juin 2016 | 11 vue(s)
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France

À l'occasion des 80 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), les membres du Crif ont été reçus à l'Élysée par le Président de la République, Emmanuel Macron, et Madame Brigitte Macron, lundi 18 mars 2024. Le Président du Crif, Yonathan Arfi, a prononcé un discours à cette occasion. 

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Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser...

Par Marc Knobel, publiée dans le Blog du Huffington Post le 29 juin 2016
 
Une enquête pour "menaces de mort" a été ouverte, en toute discrétion, par le parquet de Paris, le 22 juin, révèle Le Parisien dans son édition du 29 juin 2016 après la publication de plusieurs messages sur la page Facebook du journal satirique. Des messages, qualifiés de "très menaçants", laissant entendre que plusieurs membres de la rédaction allaient être, à nouveau, pris pour cibles.
 
Les auteurs de ces messages, postés sur la page officielle Facebook de "Charlie Hebdo" -et retirés depuis- ont clairement évoqué vouloir s'en prendre physiquement aux journalistes de l'hebdomadaire satirique. "Il y est notamment question de tuer, à nouveau, plusieurs membres de la rédaction", poursuit la même source au Parisien.
 
Il y a là quelque chose de particulièrement terrifiant, il y a là quelque chose de particulièrement atroce.
 
Quoiqu'il faille être prudent et attendre les résultats de l'enquête judiciaire qui devrait commencer d'ici peu, on ne peut s'empêcher de penser que les obscurantistes fêlés, les fanatiques, les idéologues tarés, les assoiffés de sang, les paumés et les fous de Dieu, veulent, voudront continuer d'assassiner des journalistes.
 
Charlie Hebdo est un symbole, nous le savons. Parce que sa rédaction avait déjà été assassinée en janvier 2015 et décapitée.
 
En somme, Charlie Hebdo, c'était tout ce qu'ils détestaient: un brin d'insolence, la liberté chérie, le Verbe, le questionnement, l'enquête, la dénonciation des abus et des malversations, des crimes, de la corruption, du fanatisme. Charlie interrogeait, malmenait quelquefois, mais pointait du doigt les incohérences, les folies, les mensonges. Charlie Hebdo parlait au monde et parce qu'il parlait, il fallait le faire taire définitivement.
 
Il faut croire, dans ces conditions, qu'il ne suffit pas pour les barbares que tant de journalistes aient été assassinés, puisqu'il en reste. Il ne suffit pas que le titre ait été la proie des flammes et des balles, pour que l'on veuille encore menacer la rédaction.
 
Au-delà de Charlie Hebdo et des menaces récentes dont il est encore l'objet, ce sont tous les journalistes libres qui sont menacés. Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser, ce sont toutes les voix que l'on veut faire taire définitivement... Lire l'intégralité.