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Publié le 29 Juin 2021

France - L'imam toulousain Tataï jugé ce mardi pour incitation à la haine raciale

Le procès pour incitation à la haine raciale de l'imam toulousain d'origine algérienne Mohamed Tataï se tient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. L'imam de la Grande Mosquée de Toulouse à Empalot est accusé d'avoir tenu des propos antisémites lors d'un prêche en décembre 2017.

Publié le 28 juin dans France Bleu

Le procès pour incitation à la haine raciale de l'imam toulousain d'origine algérienne Mohamed Tataï se tient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. L'imam de la Grande Mosquée de Toulouse à Empalot est accusé d'avoir tenu des propos antisémites lors d'un prêche en décembre 2017.

Six associations sont parties civiles : le CRIF, la LICRA, l'association cultuelle israélite de Toulouse, le bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, l'association Ben Gourion et l'association des avocats sans frontières.

Cinq ans après la tuerie de Montauban et Toulouse

L'affaire avait secoué la région et même au-delà. Il faut se souvenir du contexte : cinq ans après la tuerie de Montauban et Toulouse, deux ans après les attentats de l'hyper casher de la porte de Vincennes à Paris.

Le prêche est en arabe, il est filmé, il ferait référence à une parole du prophète Mohamed qui appelle les musulmans à tuer les juifs.

Le sermon de l'imam Tataï fait réagir jusqu'au sommet de l'état. Gérard Collomb, alors ministre de l'intérieur dénonce des propos qui incitent à la haine. Laurent Wauquiez alors à la tête des Républicains et  Bernard Carayon, avocat ancien député et maire de Lavaur demandent l'expulsion de l'imam. Aujourd'hui le Tarnais reste sur la même ligne, il demande l'expulsion et la déchéance de nationalité.

Le procès décontextualisé devrait se concentrer sur la seule question de la liberté d'expression : que peut-on dire dans un prêche ? Quelle est la portée de ce qui est dit ?

"Comme un appel à la guerre"

Maître Simon Cohen  représente le CRIF, la LICRA et l'association cultuelle israélite de Toulouse. Pour lui il est évident que face au vaste auditoire de ce jour de décembre 2017 de tels propos peuvent être compris "comme un appel à la guerre".

L'imam, toujours en fonction, encourt jusqu'à 1 an de prison et 45 000 euros d'amende.

Les avocats de l'imam vont demander la relaxe. Contacté par France Bleu Occitanie, l'un d'entre eux maître Jean Iglésis, a fait savoir qu'il souhaitait attendre l'audience avant éventuellement d'accorder une interview aux médias.

 

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