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Publié le 6 Mars 2012

Alexandre Adler dans la cité phocéenne

Invité du CRIF Marseille Provence et des loges Bnai Brith, Alexandre Adler était à Marseille dimanche 4 mars 2012 pour  parler de son dernier ouvrage « le Peuple-Monde, destins d’Israël » et pour  donner son analyse de la géopolitique du monde.

Cet ouvrage est un moment d’intériorité…un retrait dans ma vie personnelle pendant un moment important même dramatique de l’histoire de l’humanité

Ceux qui avaient pu s’inscrire au déjeuner –débat étaient venus nombreux écouter l’historien, le journaliste, le fin connaisseur du monde arabe et du bloc soviétique mais aussi le spécialiste des relations internationales.

 

Alexandre Adler fait parti du paysage audio visuel depuis de nombreuses années et chacun s’accorde à lui reconnaître un savoir immense et une lucidité sans pareille. Homme cultivé, de renommée internationale, reconnu par ses pairs, Alexandre Adler reste un être attachant de simplicité, mettant au service de la communauté juive la perspicacité de ses analyses.

 

C’est comme cela qu’il nous est apparu  dimanche dernier, souriant et heureux d’être dans la cité phocéenne pour partager avec les nombreux spectateurs  un moment d’intimité.

 

« Cet ouvrage est un moment d’intériorité…un retrait dans ma vie personnelle pendant un moment important même dramatique de l’histoire de l’humanité » nous livre t-il en toute humilité.

 

Son rapport au Judaïsme et à Israël est le fil rouge qui le conduit à l’analyse de l’histoire du Peuple juif dans l’Humanité. Lorsqu’il aborde l’Etat d’Israël « seul cas de l’Humanité où un peuple retrouve la terre de ses ancêtres » c’est pour nous rappeler le parcours extraordinaire réalisé par cet état : la création d’un nouveau peuple, patchwork incroyable, d’une nouvelle langue renaissance d’une langue presque morte et audace suprême,  au quatrieme  rang mondial de producteur de brevets !

 

La deuxième partie de son livre est plus politique et plus grave.

 

Il analyse la situation d’Israël dans le monde : il y voit une ascension et un précipice.

 

Il rappelle le tournant du 11 septembre 2001, les révolutions arabes, les relations Etats Unis/Israël, l’Iran nucléaire, la place de la Syrie et de l’Irak, le rôle de l’Egypte et des Frères Musulmans, les fractures entre Chiites et Sunnites et ses conséquences, les minorités kurdes, Alaouites, Druzes et Chrétiennes, la Turquie.

 

Comme l’a dit Ben Gurion « nous sommes les gardiens des minorités religieuses même celles qui ne nous aiment pas »

 

Il le dira plusieurs fois : « la situation pour Israël est difficile mais pas compromise, sa marge de manœuvre est mince quoi qu’il en soit, Israël est au cœur d’un incendie dont les déclencheurs sont les Sunnites et les Chiites, la Syrie ou l’Iran, seul perturbateur de la paix mondiale…Pour une fois nous sommes spectateurs d’une situation ».

 

Le pessimisme est de rigueur et à la question de Michèle Teboul, présidente du CRIF Marseille-Provence : « Alors quand est ce qu’on meurt ? », la réponse ne tarde pas : « On ne meurt pas Madame, car au pessimisme excessif, parallèlement, des forces se mettent en marche ».

 

La conclusion d’Alexandre Adler lui a valu un tonnerre d’applaudissements lorsqu’i la  prononcé ces mots : « Nous sommes un grand Peuple mais aussi un petit Peuple, nous sommes capables de faire de belles choses, mais l’image que nous donnons n’est pas toujours celle que nous voulons donner, néanmoins n’avons pas à rougir de ce que nous sommes, gardons la tête haute ».

 

Edith Janowski-Bismuth

CRIF Marseille Provence

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