Tribune
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Publié le 6 Mars 2012

Le pseudo parlement juif européen

Par Roger Cukierman

 

Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie. La réunion inaugurale de ce parlement juif européen a eu lieu à Bruxelles le 16 février 2012 au siège du vrai Parlement de l’Union européenne. L’idée en serait venue à un Monsieur Igor Kolomoisky dont on nous dit que c’est un homme d’affaires et philanthrope juif ukrainien. Il semble s’être attribué la présidence de ce Parlement, assisté de deux vice-présidents Vadim Rabinovitch, autre oligarque ukrainien et de Joël Rubinfeld, seul  de tous ces personnages connu dans la communauté juive européenne car il présida, avec talent et efficacité, aux destinées de l’équivalent belge du CRIF.

On nous dit que les 120 membres de ce parlement ont été élus par 400.000 internautes qui se sont exprimés par internet. Ils auraient ainsi fait leur choix parmi les personnes qui avaient exprimé le souhait de devenir député de ce parlement.

 

Or  il se trouve qu’on peut avoir des doutes sur la réalité de ce processus électoral : d’une part certaines personnalités ont eu la surprise désagréable d’apparaître parmi ces « élus » sans avoir fait acte de candidature.

 

Je remarque d’autre part que toute la population juive européenne est estimée à un maximum de deux millions de personnes soit environ 500.000 familles. J’ai du mal à imaginer que 80 % des Juifs européens se soient exprimés alors que dans mon entourage proche et même lointain pourtant fort intéressé par tout ce qui touche aux Juifs et à Israël, personne n’a entendu parlé ni d’un quelconque appel à candidature ni d’élections à un tel parlement.

 

Ce parlement créé, me semble-t-il,  dans la clandestinité représenterait 54 pays, et la France aurait 12 sièges sur 120 soit 10%. C’est peu si on songe que la France abrite le quart des Juifs européens.

 

Mais allons au-delà des problèmes de représentativité de ce pseudo parlement. Est-il sain qu’une institution puisse ainsi prétendre nous représenter alors que nous disposons déjà de tant d’organisations réellement représentatives de nos intérêts, tant au niveau national qu’européen et même mondial ?

 

Cette idée d’un parlement supra national juif auto proclamé risque de conforter les antisémites qui croient ou feignent de croire en la réalité des protocoles des sages de Sion pourtant inventés par la police tsariste au 19° siècle.

 

L’utilisation du mot Parlement est choquante car un parlement traduit l’appartenance à une nation en tant  que citoyen. Alors qu’être juif c’est, pour faire simple, faire partie du peuple juif. Quant à la nation juive, elle vit en Israël et les citoyens israéliens ont leur parlement, la Knesset.

 

Le CRIF, le Congrès juif européen, le Congrès juif mondial, et bien d’autres organisations respectables abattent un travail considérable pour la préservation de la mémoire, de la tradition et de la culture juives, pour la lutte contre l’antisémitisme, pour le soutien à l’Etat d’Israël, et pour le respect des droits de l’homme. Il est regrettable que toutes ces institutions risquent de souffrir de l’opprobre que jette sur elles cette farce d’un pseudo parlement juif européen.

 

Le besoin de Kavod doit être particulièrement pressant quand il incite à nuire à l’intérêt général!

 

(Chronique sur Judaïque FM 94.8 le 5 mars 2012)

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St Michel avec Europalestine

#MemoireJ - "La ville sans juifs", diamant noir du cinéma, cherche ses sauveurs

La cité d'Utopia est en crise, la révolte populaire gronde, son maire imagine une solution: expulser les juifs.

Cette troublante anticipation politique, sortie en 1924, est le film muet "le plus important" du cinéma autrichien mais il y a urgence pour le sauver.

"La ville sans juifs", tourné à Vienne en pleine flambée de l'antisémitisme et du péril nationaliste, a longtemps frustré les cinéphiles.

Amputée de nombreuses scènes, la version du film en noir et blanc connue des archives autrichiennes n'était à l'évidence pas celle qui avait défrayé la chronique lors de sa sortie.

Jusqu'à la découverte fortuite d'une nouvelle version par un collectionneur anonyme il y a un an en France.

Le visionnage de la pellicule jaunie a fait bondir le cœur des équipes de la Filmarchiv Austria, la cinémathèque autrichienne: de nombreuses scènes manquantes, qui restituent à cette satire sa force politique et documentaire, se sont révélées à l'écran. Mais le film d'époque, en nitrate de cellulose, est en très mauvais état.

"Ce document se décompose, il faut le sauver et le rendre accessible, non seulement pour son caractère historique mais pour son message actuel, contre l'exclusion et les murs que l'on construit", explique Nikolaus Wostry, directeur des collections de la Filmarchiv.

Dans des scènes douloureusement prophétiques, des colonnes de juifs quittent la cité, baluchon à la main, sur des routes enneigées. L'exil ou la mort seront le sort, à partir des années 1930, de plusieurs acteurs juifs du film de Breslauer.

Mais la fiction, elle, se termine sur un "happy end": le déclin économique qui frappe Utopia après le départ des juifs est tel que le décret d'expulsion est aboli, permettant le retour des exilés. Une fin qui avait disparu de la copie tronquée du film, mais redécouverte dans la nouvelle version.

Lire l'article Courrier picard: bit.ly/2fSJihX

La grand-messe annuelle de la cybersécurité s'est tenue courant novembre 2016 Tel-Aviv. Plus de 80 pays y étaient invités et 160 entreprises israéliennes présentées. L’Usine digitale a sélectionné cinq start-ups innovantes et d...

C'est dimanche et on vous attend nombreux !
https://www.facebook.com/events/301669970226907/
#ConvCrif

"J'avais des larmes aux yeux quand j'ai entendu ce qu'il se passait" a raconté le rabbin - arabes israéliens, Incendies

#Actu - Russie : Deux patineurs se déguisent en déportés juifs, le Crif réagit

Le Président du Crif, Francis Kalifat a écrit à l’ambassadeur de Russie en France pour exprimer sa protestation après la scandaleuse séquence diffusée dans les médias russes mettant en scène deux patineurs vêtus d’une tenue rayée et de l'étoile jaune des prisonniers des camps de concentration et d'extermination nazis.

L'acteur russe Andrei Burkovsky et la médaillée d'or de danse sur glace aux JO de 2006, Tatiana Navka, épouse du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov se sont fendus d'une chorégraphie légère et joyeuse lors de l'émission russe de télé réalité « Ice Age » ce samedi 26 novembre.

De nombreuses personnes ont exprimé leur indignation et le Crif a également tenu à partager sa consternation face à cette séquence.

« Il est inacceptable de banaliser le drame vécu par 6 000 000 d’hommes, femmes et enfants lâchement assassinés au seul motif qu'ils étaient juifs et dont la seule sépulture réside dans le souvenir respectueux de leur calvaire », écrit Francis Kalifat.

Le Président du Crif a donc demandé au nom de toutes les victimes et de l’ensemble de la communauté juive, des regrets et des excuses de la part de Mme. Tatiana Navka et son partenaire ainsi qu’une sanction ferme du porte-parole du Kremlin Mr. Dmitri Peskov, son époux.

Coca-Cola a officiellement ouvert mercredi sa première usine dans la bande de Gaza, qui pourrait offrir du travail à des centaines de personnes dans l'en…

#MemoireJ – Commémorations de l’exode des juifs des pays arabes

Depuis 2014, le 30 novembre marque la journée de Commémoration de « l’exil et l’expulsion des Juifs des Etats arabes et de l’Iran », une loi signée par l’ancien Président Shimon Peres.

Une date à la signification particulière, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de Nations Unies approuve le plan de partition des territoires de la Judée-Samarie et la création d’un État juif (rejeté par les nations arabes).

Le 30 novembre 1947, les attaques contre des juifs dans les pays Arabes sévissent, la situation s’aggravant de jour en jour, des milliers d’entre eux se retrouvant assaillis et expulsés.
850 000 juifs des pays arabes et musulmans (Libye, Maroc, Algérie, Tunisie, Iran, Syrie, Irak, Liban Yémen, Égypte...) ont alors émigré contraints ou par choix au lendemain de la création de l’État d’Israël.

Plusieurs facteurs expliquent cet exode : montée du nationalisme arabe qui mène, lors de la décolonisation, à l’exclusion sociale de certaines populations minoritaires, les difficultés économiques qui poussent les Juifs à chercher un meilleur avenir à l’étranger, les persécutions dans le contexte du conflit israélo-arabe, l’envie de s’installer en Israël par idéal politique et/ou religieux.

Ce rejet de la population juive aura pris différentes formes selon les pays et les époques. De la discrimination juridique en Syrie, à la dénationalisation en Égypte en passant par la spoliation économique et sociale en Libye et au Yémen... Tous les pays arabes sont concernés, dont la Tunisie et le Maroc.

Cet exode marquera la fin d’une présence juive plurimillénaire dans certains de ces pays.

Les descendants de ces réfugiés réclament aujourd’hui justice auprès de l’ONU afin de rétablir la vérité et de reconnaitre le statut de « réfugiés » à leurs familles.

Les chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont découvert comment diagnostiquer Alzheimer par un simple test sanguin. Du fait de...

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