Tribune
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Publié le 28 Février 2013

Stéphane Hessel, le faux grand homme

Par Pierre-André Taguieff – dreuz.fr

 

Le temps n’est pas encore venu pour prononcer un jugement d’ensemble nuancé sur ce personnage surestimé à tous égards, et que je tiens pour un faux grand homme.

Mais l’enquête requise sur chaque moment de sa vie, reconstruite comme un conte merveilleux, reste à faire. La vraie question est la suivante : comment un individu dont la contribution à la vie intellectuelle et politique de la France est à peu près inexistante a-t-il pu, par son charme, les légendes qu’il a tissées autour de lui et un immense réseau de relations mondaines, devenir une icône de la République ?

 

Ce statut symbolique prestigieux qu’on lui accorde permet de mesurer la naïveté et la crédulité de nos contemporains. Dans une société où l’on méprise les vieillards, perçus comme des charges intolérables, le système médiatique sélectionne de temps à autre un honorable vieillard, voué à l’adoration publique.

 

Il va de soi qu’il ne peut être que « de gauche », comme toute figure réputée « morale ». C’est ainsi qu’une gérontocratie « spirituelle » s’est installée en France. Les médias sont friands de la parole plus ou moins prophétique de ces « vieux sages » osant parler de tout, donnant des leçons de morale, indiquant la route aux générations futures.

 

© Pierre-André Taguieff

 

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La rabbanite Esther Junger s'est éteinte ce jour.

Fille d'un rabbin orthodoxe elle est née en Hongrie, en 1936 elle y a passé son enfance .
Elle arriva aux États-Unis après avoir survécu aux camps de concentration nazis.

Toute sa vie a été inspirée par le désastre de la Shoah contre lequel elle a lutté de toutes ses forces en créant Hinéni (Me voici) mouvement qu’elle voulait fédérateur et invitant tous les juifs à retrouver leur spiritualité dans le judaïsme. Cette organisation tendait à la promotion du traditionnel Yiddishkeit aux Etats Unis.
Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "La vie est un test", "Jewish Soul on Fire", "Une vie engagée" et "The Committed Marriage" traduits en espagnol, russe, hongrois et hébreu.

« Je me souviens de notre propre déportation vers Bergen-Belsen.
On nous fit sortir des wagons à bestiaux, on nous rasa la tête et on nous poussa dans des salles de douches.
Je gardais les yeux fixés au sol : je ne pouvais me résigner à regarder. Je ne pouvais supporter de voir ma mère si belle, si chère, que j'aimais et que je respectais tant, être privée de sa dignité.
Je me souviens avoir eu l'impression que ma vie arrivait à son terme.
Puis, quelque chose d'étrange arriva. Tandis que je m'habillais, je mis la main dans la poche et y découvris un morceau de papier froissé. Je le pris et le dépliai. Sans que je m'en sois rendu compte, mon père l'avait glissé là.
Sur ce papier était inscrit le Chéma Israël. Ce n'était qu'un morceau de papier arraché et froissé, mais il m'indiquait que je n'étais pas seule, que D.ieu était là. Lentement, je relevais les yeux. »

Que sa mémoire soit bénie

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