Tribune
|
Publié le 5 Avril 2012

Une exposition sur le Hamas à Angoulême : la honte!

Par Marc Knobel

 

Lorsque nous avons appris que l’association Charente Palestine Solidarité a sollicité le Maire (PS) d’Angoulême afin d’utiliser à titre gratuit l’espace municipal de l’Hôtel Saint Simon entre le 10 et le 14 avril 2012, pour y exposer des photographies du reporter Frédéric Sautereau sur le Hamas dans la bande de Gaza, notre sang n’a fait qu’un tour. Nous avons su, de plus, que la municipalité d’Angoulême s’était empressée de répondre favorablement à cette demande. À la stupeur s’est ajoutée la consternation. La mairie d’Angoulême se déshonore. Pourquoi ?

1)         Certes, les photographies qui ont été prises par M. Sautereau sont belles. Mais, lorsque le sujet est grave, il faut ajouter des commentaires, pas simplement succincts, biaisés ou trompeurs.

2)         Or, dans une courte présentation, le photographe se demande si ce mouvement ne sera pas avec le temps reconnu, comme l'a été le Fatah dans le passé ? Comment peut-on ainsi se projeter sans mentionner ce que révèle l’idéologie criminelle du Hamas ? Sans indiquer ce qu’est son fil conducteur : sa charte ? Sans parler des liens qui unissent ce mouvement au régime des Mollahs iraniens, à la Syrie du tueur sanguinaire Bachar el Assad, au Hezbollah et à différentes organisations terroristes islamistes ?

3)         Comment peut-on exposer sur le Hamas, sans mentionner que ce mouvement a pris le pouvoir dans la bande de Gaza après un coup d’État sanguinaire et fratricide ? Des milliers de Palestiniens ont été exécutés par le Hamas depuis qu’il s'est emparé du pouvoir, des milliers sont encore emprisonnés et torturés aujourd’hui. En quoi ce mouvement est-il légitime ?

4)         Comment peut-on exposer sur le Hamas, lorsque l’on oublie de mentionner la dimension religieuse de ce mouvement terroriste ? Elle est totalement occultée dans le texte de M. Sautereau. Or, le Hamas est avant tout un mouvement terroriste islamiste, dont l'idéologie s'exprime dans un texte fondamental, sa charte, qu'il refuse d'abroger depuis plus de 20 ans. Cette charte dit, entre autres, (il faut la lire complètement, ce que beaucoup de gens refusent de faire par confort intellectuel) que les temps venus, il reviendra à chaque musulman de tuer les Juifs (article 7), ces mêmes Juifs qui sont habituellement décrits comme des « fils de singes et de porcs ».

5)         Comment ne pas rappeler et citer les articles les plus compromettants de cette charte ? Ces articles suintent la haine, le racisme, l’antisémitisme. Cette charte est à elle seule une déclaration de guerre au peuple juif.

6)         Comment ne pas mentionner que le Hamas veut détruire l’État d’Israël et exterminer son peuple ?

7)         Comment peut-on présenter des photographies de soi-disant « combattants », comme si l’objet photographié était neutre ? Faut-il rappeler que ces terroristes ont ensanglanté Israël, pendant des décennies ? Ils ont commis des attentats meurtriers terribles contre des écoles, des autobus, des discothèques, des restaurants... Les kamikazes du Hamas ont semé la mort, la désolation et la terreur en Israël et à Gaza.

8)         Comment ose-t-on présenter cette exposition dans le cadre d’une quinzaine culturelle palestinienne ? Réduire la culture palestinienne au Hamas, n’est-ce pas déshonorer ce peuple ?

9)         Comment ose-t-on dans ces temps difficiles, présenter une exposition qui pourrait réveiller de vieux démons et importer le conflit israélo-palestinien en France ?

10)       Comment ose-t-on présenter une organisation reconnue internationalement comme terroriste d’une manière aussi neutre voire élogieuse, en oubliant de mentionner que cette organisation est inscrite dans la liste des organisations terroristes du Canada, des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon ?

11)       Quel est ce jeu perfide, qui consiste à pleurer sur les morts en participant à un rassemblement silencieux à Angoulême à la suite de la tuerie de Toulouse, tout en exposant quelques jours plus tard, avec quel aplomb et quel culot, les photographies des pires antisémites. Le Hamas a tué des Juifs, veut tuer des Juifs, en appelle au meurtre des Juifs. Quelle différence avec le tueur de Toulouse ?

12)       Pour toutes ces raisons, nous constatons la petitesse de la décision de la municipalité d’Angoulême. Exposer des photographies sur le Hamas, c’est aller à l’encontre de toutes les valeurs, de tous les principes, c’est, d’un trait et d’un seul, piétiner la République.

13)       À l’heure où des islamistes dangereux sont appréhendés en masse par la justice en France, on se rappellera qu’à Angoulême, la municipalité n’a rien trouver à redire à une exposition sur le Hamas, jugeant qu’il n’y avait là lieu à aucune polémique.

Nos réseaux sociaux en direct

St Michel avec Europalestine

#MemoireJ - "La ville sans juifs", diamant noir du cinéma, cherche ses sauveurs

La cité d'Utopia est en crise, la révolte populaire gronde, son maire imagine une solution: expulser les juifs.

Cette troublante anticipation politique, sortie en 1924, est le film muet "le plus important" du cinéma autrichien mais il y a urgence pour le sauver.

"La ville sans juifs", tourné à Vienne en pleine flambée de l'antisémitisme et du péril nationaliste, a longtemps frustré les cinéphiles.

Amputée de nombreuses scènes, la version du film en noir et blanc connue des archives autrichiennes n'était à l'évidence pas celle qui avait défrayé la chronique lors de sa sortie.

Jusqu'à la découverte fortuite d'une nouvelle version par un collectionneur anonyme il y a un an en France.

Le visionnage de la pellicule jaunie a fait bondir le cœur des équipes de la Filmarchiv Austria, la cinémathèque autrichienne: de nombreuses scènes manquantes, qui restituent à cette satire sa force politique et documentaire, se sont révélées à l'écran. Mais le film d'époque, en nitrate de cellulose, est en très mauvais état.

"Ce document se décompose, il faut le sauver et le rendre accessible, non seulement pour son caractère historique mais pour son message actuel, contre l'exclusion et les murs que l'on construit", explique Nikolaus Wostry, directeur des collections de la Filmarchiv.

Dans des scènes douloureusement prophétiques, des colonnes de juifs quittent la cité, baluchon à la main, sur des routes enneigées. L'exil ou la mort seront le sort, à partir des années 1930, de plusieurs acteurs juifs du film de Breslauer.

Mais la fiction, elle, se termine sur un "happy end": le déclin économique qui frappe Utopia après le départ des juifs est tel que le décret d'expulsion est aboli, permettant le retour des exilés. Une fin qui avait disparu de la copie tronquée du film, mais redécouverte dans la nouvelle version.

Lire l'article Courrier picard: bit.ly/2fSJihX

La grand-messe annuelle de la cybersécurité s'est tenue courant novembre 2016 Tel-Aviv. Plus de 80 pays y étaient invités et 160 entreprises israéliennes présentées. L’Usine digitale a sélectionné cinq start-ups innovantes et d...

C'est dimanche et on vous attend nombreux !
https://www.facebook.com/events/301669970226907/
#ConvCrif

"J'avais des larmes aux yeux quand j'ai entendu ce qu'il se passait" a raconté le rabbin - arabes israéliens, Incendies

#Actu - Russie : Deux patineurs se déguisent en déportés juifs, le Crif réagit

Le Président du Crif, Francis Kalifat a écrit à l’ambassadeur de Russie en France pour exprimer sa protestation après la scandaleuse séquence diffusée dans les médias russes mettant en scène deux patineurs vêtus d’une tenue rayée et de l'étoile jaune des prisonniers des camps de concentration et d'extermination nazis.

L'acteur russe Andrei Burkovsky et la médaillée d'or de danse sur glace aux JO de 2006, Tatiana Navka, épouse du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov se sont fendus d'une chorégraphie légère et joyeuse lors de l'émission russe de télé réalité « Ice Age » ce samedi 26 novembre.

De nombreuses personnes ont exprimé leur indignation et le Crif a également tenu à partager sa consternation face à cette séquence.

« Il est inacceptable de banaliser le drame vécu par 6 000 000 d’hommes, femmes et enfants lâchement assassinés au seul motif qu'ils étaient juifs et dont la seule sépulture réside dans le souvenir respectueux de leur calvaire », écrit Francis Kalifat.

Le Président du Crif a donc demandé au nom de toutes les victimes et de l’ensemble de la communauté juive, des regrets et des excuses de la part de Mme. Tatiana Navka et son partenaire ainsi qu’une sanction ferme du porte-parole du Kremlin Mr. Dmitri Peskov, son époux.

Coca-Cola a officiellement ouvert mercredi sa première usine dans la bande de Gaza, qui pourrait offrir du travail à des centaines de personnes dans l'en…

#MemoireJ – Commémorations de l’exode des juifs des pays arabes

Depuis 2014, le 30 novembre marque la journée de Commémoration de « l’exil et l’expulsion des Juifs des Etats arabes et de l’Iran », une loi signée par l’ancien Président Shimon Peres.

Une date à la signification particulière, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de Nations Unies approuve le plan de partition des territoires de la Judée-Samarie et la création d’un État juif (rejeté par les nations arabes).

Le 30 novembre 1947, les attaques contre des juifs dans les pays Arabes sévissent, la situation s’aggravant de jour en jour, des milliers d’entre eux se retrouvant assaillis et expulsés.
850 000 juifs des pays arabes et musulmans (Libye, Maroc, Algérie, Tunisie, Iran, Syrie, Irak, Liban Yémen, Égypte...) ont alors émigré contraints ou par choix au lendemain de la création de l’État d’Israël.

Plusieurs facteurs expliquent cet exode : montée du nationalisme arabe qui mène, lors de la décolonisation, à l’exclusion sociale de certaines populations minoritaires, les difficultés économiques qui poussent les Juifs à chercher un meilleur avenir à l’étranger, les persécutions dans le contexte du conflit israélo-arabe, l’envie de s’installer en Israël par idéal politique et/ou religieux.

Ce rejet de la population juive aura pris différentes formes selon les pays et les époques. De la discrimination juridique en Syrie, à la dénationalisation en Égypte en passant par la spoliation économique et sociale en Libye et au Yémen... Tous les pays arabes sont concernés, dont la Tunisie et le Maroc.

Cet exode marquera la fin d’une présence juive plurimillénaire dans certains de ces pays.

Les descendants de ces réfugiés réclament aujourd’hui justice auprès de l’ONU afin de rétablir la vérité et de reconnaitre le statut de « réfugiés » à leurs familles.

Les chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont découvert comment diagnostiquer Alzheimer par un simple test sanguin. Du fait de...

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.