Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lecture de Jean-Pierre Allali - Israël 70, 7 clés pour comprendre, de Martine Gozlan

26 Septembre 2018 | 161 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Billet d’Ariel Amar*, pharmacien

 

Pages

Israël

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

D'abord on critique, puis on dénie et pour finir on adopte. Laissons le temps au temps.

Conflit israélo palestinien, traitement médiatique, crise de l'information : analyse

Portrait de Sophie Taïeb
Incendie du tombeau de Joseph
|
16 Octobre 2015
Catégorie : Israël

Détruire la cité ancienne de Palmyre et faire brûler le tombeau de Joseph reviennent-ils vraiment au même ? Pas pour tout le monde.

Quand les larmes se transforment en espoir d'un monde meilleur.

Maxime Perez est journaliste, correspondant pour la presse française en Israel et spécialiste des affaires militaires pour la chaine i24News.
Marc Knobel Directeur des Etudes du CRIF à confié à Maxime Perez le soin de présenter une étude sur l'Opération Bordure Protectrice.

Lundi dernier, l’ancien Président de la République était en Israël. Une visite étrange, hybride où le mélange des genres s’ajoute à la confusion des rôles.

Les français d'Israël, et en particulier ceux qui ont immigré de France durant les quinze dernières années, ont en grande majorité souhaité la réélection de Benjamin Netanyahu.
Déçus par l'attitude des politiques français face à l'islamisme et l'antisémitisme, beaucoup voient en Bibi un dirigeant politique charismatique doté d'une capacité à affirmer avec une assertivité rare la cause d’Israël à la face du monde et savent que ses concurrents en politique n'ont pas cette compétence exceptionnelle.
De plus, comparant la réussite de l'économie d'Israël face à la faillite de l'économie française, ils ne comprennent pas pourquoi la plupart des médias israéliens et analystes politiques sont tellement critiques envers celui qu'ils considèrent à juste titre comme un héros du peuple juif. 

Le 17 mars dernier, les israéliens ont voté et réélu Benjamin Netanyahou.

Pages

Opinion

Pages

Israël 70, 7 clés pour comprendre*, de Martine Gozlan

La commémoration des 70 ans d’existence de l’Etat d’Israël moderne a inspiré, en France et ailleurs, de nombreux auteurs. Grand reporter et rédactrice en chef de l’hebdomadaire Marianne, Martine Gozlan a choisi comme angle d’approche sept clés qui sont autant de pistes de réflexion.

1/ « Une mémoire qui dérange ». C’est un fait avéré et reconnu : le peuple juif, est, par essence, le peuple de la mémoire. Le « Zakhor ! » , « Souviens-toi ! » est un socle vital immuable depuis des millénaires. Et l’idée sioniste n’est rien d’autre que la mise en pratique de cette force qui aura été une hantise. La Shoah hier et le danger iranien aujourd’hui s’ils sont obsessionnels en Israël, c’est aussi du fait de la prégnance de la mémoire : « Israël est la seule nation pour laquelle on évoque l’hypothèse d’une disparition ». Fondateur du sionisme socialiste, Berl Katznelson, murmurait sur son lit de mort : « Je meurs convaincu de l’éternité du peuple juif ». Martine Gozlan conclut en affirmant que « La mémoire d’Israël reste à la fois son cauchemar et son salut ».

2/ « L’immigration, un rêve en mouvement ». L’idée sioniste, c’est le rassemblement des exilés. Le « Kibboutz Galouyot ». Pour que le peuple juif soit majoritaire sur sa terre ancestrale retrouvée, il fallait convaincre les Juifs du monde entier de rejoindre Israël. L’auteur nous conte l’épopée des Juifs éthiopiens transposés du Gondar à Tel Aviv lors d’opérations miraculeuses, celle des Juifs d’Afrique du Nord, au début mal accueillis, celle, gigantesque, un million de personnes, des Juifs russes ou encore celle, plus modeste, mais en accroissement constant, des Juifs de France. « L’alya, de Paris à Londres, Kiev ou New York, reste donc un rêve en mouvement ».

3/ « Une démographie qui bascule ». Huit cent mille lors de la création de l’Etat juif, les Israéliens sont aujourd’hui près de neuf millions : 75% de Juifs et 21% d’Arabes. Si la menace démographique est pour les Juifs israéliens une véritable épée de Damoclès, on constate un véritable boom démographique juif. Sergio Della Pergola constate : « La fertilité des Juifs en Israël est la plus élevée des pays développés ». Cela tient au fait que chez les Juifs « Harédim », les religieux, le taux de natalité est de l’ordre de 6,9 enfants par femme alors qu’il n’est que de 3,4 chez les Arabes israéliens et de 3,1 chez les Palestiniens de Judée et de Samarie ( 4,7 à Gaza !).

4/ « Bonne et mauvaise foi ».  Si les pères fondateurs de l’Etat juif moderne étaient plutôt laïcs, force est de constater qu’aujourd’hui, la pratique religieuse juive est en plein essor. Alors, « la foi en Israël est-elle bâtisseuse ou destructrice ? ». On constate, en tous cas, que les femmes juives revendiquent, contre les rabbins, le droit de prier au Kotel et de porter le talith. Un combat qui semble porter ses fruits avec, récemment, les travaux de dégagement d’un espace mixte devant le Mur.

5/ « Tsahal, l’anti-tribale ». Martine Gozlan nous rappelle les exploits de Tsahal, l’armée d’Israël, « miroir du pays » qui se veut hautement morale comme en témoigne la douloureuse affaire du soldat Elor Azaria.

6/ « La recherche, l’ADN du défi ». Dans les domaines scientifiques, notamment médicaux, Israël est à la pointe du progrès. Le professeur Uri Nir, inventeur de l’Emizil ( médicament ainsi nommé en souvenir de ses parentes, Emilie et Zilli, assassinées par les nazis), pense vaincre le cancer dès 2020 ! Avec l’ophtalmologue Yossi Mandel, les prothèses rétiniennes révolutionnent la vie des non-voyants. Du labo aux start-up en passant par la désalinisation de l’eau de mer Israël est passé maître dans la technologie du futur et se déclare prêt à partager son savoir avec ses voisins palestiniens et arabes.

7/ « Un optimisme existentiel ». En 2018, selon un « Hit-Parade du Bonheur » établi par l’ONU, Israël figure au 11ème rang sur 156 pays (La France est 31ème). Malgré l’acharnement arabe et international, les jalousies et les contestations, Israël vit et vit bien.

« Cet optimisme existentiel est la plus sûre réponse à toutes les menaces ». Am Israël Haï !!

Un très beau livre.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions de L’Archipel. Mai 2018. 160 pages. 16 €.