Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean Pierre Allali - La disparition de Josef Mengele, d'Olivier Guez

16 Avril 2018 | 188 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

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Opinion

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

Par Nicolas Bedos

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

 

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

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 La disparition de Josef Mengele, d'Olivier Guez*

De tous les grands criminels nazis, Josef Mengele est probablement celui dont le nom, aujourd’hui encore, fait le plus trembler. L’épouvantable médecin SS, « l’ange de la mort », le tortionnaire sans pitié qui n’hésitait pas à utiliser et donc, à sacrifier, des enfants juifs, des jumeaux notamment, pour des expériences « scientifiques ». Mengele a réussi à échapper aux tribunaux, aux chasseurs de nazis comme Simon Wiesenthal et aux limiers du Mossad alors dirigé par Isser Harel.

En 1949, il rejoint l’Argentine, le pays de Peron et d’Evita où de très nombreux nazis ont trouvé refuge. Le voilà devenu Helmut Gregor, charpentier dans une entreprise de fabrique de meubles. Le hauptsturmführer Mengele continue cependant d’ avoir des relations avec sa riche famille qui ne manque pas de l’entretenir financièrement et, à l’occasion, de lui rendre visite. En retour, l’infâme médecin qui n’hésite pas, par ailleurs, à entretenir ses capacités en pratiquant des avortements clandestins, fait la promotion de la firme paternelle, spécialisée dans les machines agricoles, auprès des fermiers de Chaco et de Santa Fe.

« Mengele est le prince des ténèbres européennes. Le médecin orgueilleux a disséqué, torturé, brûlé des enfants. Le fils de bonne famille a envoyé quatre cent mille hommes à la chambre à gaz en sifflotant ».

Dans cet ouvrage remarquable, qui lui a valu le Prix Renaudot 2017, Olivier Guez suit Mengele à la trace dans ses différentes caches. On se retrouve au Paraguay, au Chili ou encore au Brésil et, au fil des pages, on croise Adolf Eichmann alias Ricardo Klement, Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », Franz Strangl, ancien commandant des camps de Sobibor et de Treblinka ou encore Walter Rauff, inventeur des camions à gaz et bien d’autres monstres hitlériens.

Devenu citoyen paraguayen, Mengele touchera sa part d’héritage et vivra une existence bourgeoise. Mais il sera cependant rattrapé par la justice et, en 1964, déchu de ses titres universitaires.

Il mourra de mort naturelle, sur une plage, le 7 février 1979. Sous le nom de Wolfgang Gehrard, il sera enterré à Embu, au Brésil. En 1992, des tests ADN ont confirmé l’identité du défunt. Ses restes, qui n’ont jamais été réclamés par sa famille, après avoir été stockés dans un placard de l’Institut médico-légal de Sao Paulo, ont été légués à la médecine brésilienne en mars 2016.

Rolf, le fils de Josef Mengele, avocat à Munich, qui a changé de patronyme, a, dans une interview accordée à un journal israélien en 2008, demandé au peuple juif de ne pas le haïr à cause des crimes perpétrés par son père.

Une très belle enquête. Un Prix Renaudot hautement mérité.

Jean-Pierre Allali

*Editions Grasset. Août 2017. 240 pages.18,50 euros.