L’écrivain québécois Jean-François Poupart vient de publier « Gallimard chez les nazis » (Poètes de brousse), un essai qui dénonce la connivence de plusieurs écrivains et éditeurs français avec l’occupant nazi. Dans un entretien publié mardi 17 novembre 2009 sur le site Internet Tolérance Canada, il explique le sujet de son ouvrage : « La thèse de ce bref essai est simple : tout ce qui a été publié entre 1940 et 1944 à Paris de façon officielle le fut avec l'accord de la censure nazie. Ce qui implique particulièrement les célèbres auteurs de chez Gallimard, Albert Camus et Jean-Paul Sartre. J'ai seulement voulu replacer des faits vérifiables et précis dans un océan de ouï-dire, de fabrication, de révisionnisme, de désinformation et, parfois, de propagande… Ce bref essai est plus un pamphlet qu'une étude exhaustive sur les sympathies fascistes des années 1930. Gallimard est un fleuron, à plusieurs titres, de l'édition, de la littérature et de la pensée française du 20e siècle. Il est important de comprendre que le fascisme européen des années 1930 n'aurait pu s'étendre aussi rapidement sans le contrôle des médias qui sont alors à leurs premiers balbutiements en tant qu'outils de propagande. Toute la presse européenne sera antisémite. Des feuilles de choux comme «Je suis partout» atteindront des tirages hebdomadaires de 400 000 exemplaires!... » Photo : D.R.
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