Gil Taïeb

Vice Président du CRIF

Blog du Crif - "24 jours" : un film sur ce cri qui nous hante toujours

09 October 2018 | 198 vue(s)
Catégorie(s) :
France

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

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Actualité

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Réaction suite à la nomination de l'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de L'Homme.

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Olivier Rafowicz's picture
Tel Aviv sur Seine
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12 August 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Un bébé palestinien a été brûlé vif et ses parents ont été grièvement blessés vendredi lorsque des extremistes israéliens ont mis le feu à leur maison en Cisjordanie.
Un acte abominable , Israel doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éliminer le terrorisme juif.
 

Iran's Ayatollahs were behind the bloody attack that hit the Jewish community center in Buenos Aires in 1994 that killed 84 and injured 230.

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Droit de réponse
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19 June 2015
Catégorie : Actualité

Hier Joel Amar nous a fait part de son analyse de la tribune d'A.B Yehoshua publiée dans Libération le 17 Juin dernier " Du bon usage du Boycott d'Israel".

Aujourd'hui, nous publions le " Droit de réponse " d' Alain Rozenkier, Président de " La Paix Maintenant"

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

Viralité des messages, impunité des auteurs, Marc Knobel a choisi de faire le constat de la haine sur internet et de la responsabilité des réseaux sociaux.

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Retour sur les lieux du Crime
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29 April 2015
Catégorie : Actualité

« Ne pas témoigner serait trahir», Pierre Laurent, journaliste, a participé à la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie le 19 avril dernier. Article publié dans l'Est Républicain.

 

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, c'est l'indifférence des bons" (Martin Luther King)

Tribune de marc Knobel publié dans le Huffinghton Post 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

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Nous sommes très nombreux à avoir vu, jeudi 4 octobre, sur France 3 le film "24 jours" d’Alexandre Arcady.  

24 jours de calvaire, 24 jours d’horreur de janvier 2006 durant lesquels Ilan Halimi (zal) a été enlevé, séquestré, torturé, brûlé et abandonné agonisant sur le bas côté d’une route. Ilan a subi cela parce qu’il était Juif !

Ce film retrace le cauchemar vécu par Ilan et sa famille. Il montre l’horreur, les complicités et le silence des plus de 500 personnes vivant dans la cité où Ilan a été emmené et torturé. Il montre la Haine antijuive. 

Il nous fait revivre le déni de certains responsables de l’enquête qui refusaient de reconnaître l’évidence et la réalité antisémite de cet enlèvement.

Il montre les failles d’un système qui, dans ce cas, a été incapable d’admettre que sa grille de lecture était fausse. 

Il montre la souffrance d’une famille forcée au silence. 

Il montre l’amour d’une mère qui sentait dans sa chair que l’on faisait souffrir son fils. 

Ce film est non seulement un témoignage indispensable mais il est un Cri que nous avons tous  poussé à l’annonce de ce drame.

Il est le cri encore strident d’une communauté juive qui s’est retrouvée bien seule dans les rues de Paris. 

Ce cri qui aurait dû résonner à tout jamais dans la tête de chaque Français. 

Ce cri qui aurait dû hanter à tout jamais ceux qui ont vu, qui savaient et se sont tus. 

Un cri qui aurait éviter d’autres crimes antisémites !

Ce film aurait du être projeté partout dans nos écoles, dans nos villes et nos  banlieues. Mais le courage politique a manqué !

Ce n’est que quatre ans après sa sortie en salles qu’enfin le service public l’a programmé. 

Ilan Halimi a été tué parce qu’il était juif ! 

Nous ne cesserons de crier même si ce cri dérange !

Au 21ème siècle, 60 ans après la Shoah, en France, des Juifs meurent parce qu’ils sont juifs !

Ce film est bien plus que l’histoire de ce pauvre Ilan (zal), il est le J’Accuse du 21e siècle !

Ilan Halimi est aujourd’hui enterré à Jérusalem et sa maman Ruth, impressionnante de dignité, déclarait lors du transfert du corps que « là-bas il ne risquait pas d’être souillé par l’un de ceux qui l’ont torturé et assassiné ». La majorité des membres du gang des barbares est libre aujourd’hui. Ils ont, selon la formule consacrée, payer leurs dettes à la société. 

Ce qu’a dit Ruth Halimi résonne encore comme un appel venu du ciel. Elle aurait dû réveiller les consciences mais la réalité est toute autre. Des antisémites sont là, ils s’expriment, ils salissent la mémoire de nos morts et peuvent tuer encore. 

Ilan restera à tout jamais le symbole de cette Haine anti juive.

Les juifs ont tout au long de l’Histoire été le témoin de leur temps et le baromètre de l’humanité ou plutôt de l’inhumanité. 

12 ans après ce crime odieux, l’humanité est toujours malade et le mal s’est même amplifié. Derrière le nom d’Ilan, il y a le cortège funèbre de toutes les autres victimes de la haine antisémite qui ont perdu la vie parce qu’ils étaient Juifs.

Aujourd’hui encore, le caractère antisémite si évident est même contesté. Des psychiatres jouent aux apprentis sorciers et cherchent à « analyser » des criminels qui ne cachent jamais leur haine du juif. 

Merci à Alexandre Arcady pour son film.

Nous faisons le serment de ne jamais oublier Ilan ni aucune autre des victimes de cet antisémitisme qui a tué et qui tue encore. 

Crions, crions et restons vigilants face au silence des autres.

Gil Taieb, vice-Président du Crif

 

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