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Publié le 30 Novembre 2015

Journée commémorative en hommage aux réfugiés juifs des pays arabes

L'exil des Juifs d'Orient ne rencontre pas à l'ONU le même intérêt que la "Nakba" des réfugiés palestiniens
 
Par Nathalie Boelher, publié sur I24 News le 30 novembre 2015
 
C’est aujourd’hui, 30 novembre que se tiendra en Israël la commémoration de l'expulsion des quelques 850 000 réfugiés juifs des pays arabo-islamiques au cours du 20ème siècle.
 
Une loi a été adoptée par la Knesset en 2014, après de longues années d'efforts et de tractations, faisant du 30 novembre la date officielle de la commémoration annuelle de l'expulsion des Juifs de terre d'islam. Son décret d’application a été signé le 23 juin 2014 et elle sera donc en vigueur aujourd’hui pour la seconde fois.
 
Des Juifs ont vécu dans les pays arabes durant des millénaires. Nombre de communautés juives y ont même précédé l’arrivée de l’islam. Or au 20ème siècle, avec la montée du nationalisme arabe et en raison du conflit qui secoue la Palestine mandataire, les Juifs des pays arabes ont été victimes de violation massive de leurs droits.
 
La date du 30 novembre revêt une signification particulière dans la mesure où la veille, le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé le plan de partition de la Palestine mandataire et la création d'un État juif, qui a été immédiatement et unanimement rejeté par les nations arabes.
 
Ainsi, l’expulsion des Juifs des pays arabes a d'abord été présentée comme une sorte de revanche sur le partage de la Palestine mandataire.
 
Juste après l’adoption du plan de partition par l’ONU, et suivant l’ordre donné par la Ligue arabe, les Juifs  ont par exemple été victimes de pogroms à Aden, qui comptait 8.700 Juifs en 1948 (il y en avait 45.000 dans tout le Yémen) et à Alep en Syrie, où la communauté juive était forte de 20.000 âmes avant la création d'Israël.
 
Plus tard, après la défaite des armées arabes et la victoire d’Israël en 1948, commémorée dans la mémoire collective palestinienne en tant que Nakba (catastrophe en arabe), le plan d’expulsion a été présenté comme un acte de représailles face à la victoire d’Israël.
 
Au Maroc, le nombre Juifs est passé de 286.000 en 1948 à 50.000 en 1968. Début 2015, ils n'étaient plus que 2.500. En Algérie, ils étaient 130.000 en 1948 contre 1.500 en 1968, de même qu'en Égypte, ils sont passés de 75.000 à moins de 1.000 durant la même période.
 
L'Assemblée générale des Nations Unies, a statué à 197 reprises entre 1946 et 2014 sur le statut des "réfugiés palestiniens", alors qu'elle ne mentionne pas une seule fois le sort des réfugiés juifs des pays arabes... Lire l'intégralité.