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Publié le 3 Octobre 2019

Mémoire - Le Mémorial de la Shoah et les Archives nationales d’Arménie signent une convention de partenariat

Le Mémorial de la Shoah et les Archives nationales d’Arménie ont signé une convention de partenariat ce mardi 24 septembre à Erevan, sous les auspices de l’ambassadeur de France en Arménie Jonathan Lacôte.

Le texte entend favoriser les échanges de documents entre les deux institutions, et notamment le transfert de copies numérisées d’archives relatives au génocide des Arméniens. Un accord similaire a été ainsi conclu en juin dernier avec la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) au Rwanda.

Le Mémorial de la Shoah souhaite en effet ouvrir, en son sein et dans un proche avenir, un centre de ressources sur les génocides à l’intention des chercheurs.

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Le génocide arménien 

En France Emmanuel Macron a fixé au 24 avril la journée nationale de commémoration du génocide arménien.

La France « dès 1915 nomma le génocide pour ce qu’il était : un crime contre l’humanité, contre la civilisation, qui en 2001, à l’issue d’un long combat, l’a reconnu dans la loi et qui, comme je m’y étais engagé, fera dans les prochaines semaines du 24 avril une journée nationale de commémoration du génocide arménien», avait indiqué le chef de l’Etat français lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), à Paris, mardi 5 février 2019. 

Par ailleurs, la France a reconnu officiellement le génocide arménien. La loi française du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915, a été adoptée par le Sénat en première lecture le 7 novembre 2000 et par l’Assemblée nationale le 18 janvier 2001. Elle contient un article unique : « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915. »

Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople, capitale de l'Empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C'est le début d'un génocide - qui visera aussi des Grecs et des Assyriens - le premier du XXème siècle. L'extermination se fera par l'assassinat massif, la faim et la soif, la noyade. 

Le génocide arménien va faire environ entre 1,2 et 1,5 million de victimes dans la population arménienne de l'empire turc (ainsi que plus de 250 000 dans la minorité assyro-chaldéenne des provinces orientales et 350 000 chez les Pontiques, orthodoxes hellénophones de la province du Pont).

 

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