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Publié le 21 Décembre 2012

Le silence de Tamar, par Naomi Ragen (*)

Nous avons déjà eu l'occasion de dire ici même tout le bien que nous pensons de Naomi Ragen et de la ténacité d'Emmanuelle Alhadef, directrice des Éditions Yodéa dans sa volonté de faire connaître et apprécier au public français cette romancière américaine de talent.

L'ouvrage se lit comme un roman policier

Après l'intermède qu'a constitué, en somme, la sortie du « Fantôme de Doňa Gracia Mendes » (1), Naomi Ragen revient à son thème de prédilection : le combat pour le droit des femmes en détresse dans le milieu juif orthodoxe.

 

« Le silence de Tamar » se présente comme le troisième et dernier volet de ce que l'auteur considère comme sa « trilogie harédie ». Après « Fille de Jephté » (2) et « Sotah. Soupçon d'adultère » (3), voici les aventures et les mésaventures de Tamar Feingold, jeune épouse d'un rabbin de Brooklyn.

 

Cette juive orthodoxe est violée par un Noir et se retrouve enceinte. Quel sort sera-t-il réservé à l'enfant à venir ? Quels bouleversements la famille va-t-elle connaître, aujourd'hui comme demain ?

 

L'ouvrage se lit comme un roman policier. De belles pages sont consacrées à l'amitié entre Tamar et ses camarades de classe devenues adultes et qui ont suivi des chemins différents.

Une belle réflexion sur les valeurs éternelles du judaïsme. À lire absolument.

 

Jean-Pierre Allali

 

(*) Éditions Yodéa. Novembre 2012. Traduit de l'américain par Véronique Perl-Moraitis 504 pages. 21 euros.

(1)Éditions Yodéa. Octobre 2011. Voir notre recension dans la Newsletter du CRIF en date du 17-11-2011.

(2)Éditions Yodéa. 2010. Voir notre recension dans la Newsletter du CRIF en date du 08-12-2010.

(3)Éditions Yodéa. 2009. Voir notre recension dans la Newsletter du CRIF en date du 04-01-2010. 

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