La chronique (pas très casher) de Raphaela : Au bal masqué ohé ohé

01 Avril 2019 | 216 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

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Actualité
 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

Des 27 avril au 10 juin 2016, se tiendront les journées nationales des Mémoires de la traite de l’esclavage et de l’abolition.  Souvenons-nous.

Nouvelle erreur de casting - Au lendemain de l'émission Dialogues Citoyens, retour sur Marwen Belkaid, un invité pas comme les autres.

Seuls, nous ne pouvons rien. Tous unis nous pouvons tout.

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Réaction à la célébration du 20ème anniversaire de la mort de François Mitterand

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A quelques jour de notre Convention Nationale j'ai répondu aux questions de Sara Mesnel pour L'Arche 

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Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

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Portrait de Marc Knobel
Les femmes, Daech et le Djihad
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19 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Portrait de Marc Knobel
Des visages sur nos morts
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14 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
#JeNaiPasPeur
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14 Octobre 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

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Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Au bal masqué ohé ohé 

Pourim 2019 - Prise par la culpabilité d’habiter entre deux synagogues et de n’en fréquenter aucune en temps normal, je décidais de faire ma BA religieuse de l’année – ma mitsva si vous préférez – en allant écouter la Meguila d’Esther. 

Deux des principes phares de la fête étant, premièrement, de se saouler et, dans un second temps, de se déguiser, je trouve que de commencer par une fête qui ressemble à n’importe lequel de mes weekends, ce n'est finalement pas si bête.

Entre les deux synagogues j’hésitais un peu, puis, guidée par ma flemme, je choisis la plus proche. Le « Pour » (destin) a bien fait les choses puisqu’en discutant avec une voisine, je compris que la différence entre les deux synas était tout simplement qu’il y en avait une ashkénaze et une sépharade. Heureusement pour moi, j’avais choisi la bonne (petit indice, il n’y est pas question de couscous-boulettes).

Bas les masques

C’est en écoutant la Meguila que je découvris une autre similitude avec mes samedis soirs : le niveau sonore démesurément élevé pour mes pauvres petits tympans. Ce qu’il faut savoir c’est qu’à chaque prononciation du nom de « Hamane » (le Hitler perse), c’est l’excitation générale. Une sorte d’anti Voldemort le mec. Plus le rabbin prononce son nom, plus ça fait de bruit. On se croirait au Stade de France.

Pour ce qui est du contenu de l’histoire, j’avais quelques souvenirs du Talmud Torah (le catéchisme pour les juifs). Je me rappelais en tout cas d’Esther, sorte d’influenceuse des temps bibliques qui sauve son peuple avec l’aide de son cousin (oncle ?) Mardochée. À la fin, le méchant Hamane est pendu et basta. Mais bizarrement, j’avais zappé toute la partie où les juifs prononcent un décret pour « se défendre » de ceux qui voulaient les tuer et qui se solde donc par un gros massacre. Logique. Le pire, c’est qu’ils recommencent quelques jours plus tard. Niveau morale, on est plutôt dans un épisode de Game of Thrones que d’une Fable de la Fontaine.

Pot Pourim

Une fois la lecture finie, je me rue sur le buffet en pensant que cette fin de prière en mode banquet d’Astérix et Obélix - les sangliers en moins - me plaît nettement plus, avant de me rendre compte que ce buffet est en fait destiné à ceux qui ont jeûné toute la journée. Pleine de remords en pensant à mon MacDo de midi, je tente discretos d’avaler la mauricette beurre-saumon que j’ai dans la gosier (parler d’étouffe chrétien serait de la provocation).

Avant de partir, je jette un dernier coup d’œil au public le temps de dresser un rapide état des lieux de la tendance 2019 niveau costumes. Dans le lot, pas mal de petites filles en princesses et de petits garçons en Batman (les clichés ont la vie encore plus dure chez les religieux), mais aussi un adulte déguisé en homard (pas casher, donc) et…un garçon de dix ans avec mitraillette et cagoule noire, ambiance Daesh. Comme dirait OSS 117, « L’humour juif c’est quand ce n’est pas drôle, et que ça ne parle pas de cochon ».

Voici maintenant mon petit « tuto » pour ne pas se taper la honte à une soirée de Pourim à la synagogue. Primo, ne jamais critiquer le déguisement de qui que ce soit auprès de ta voisine car le petit apprenti djihadiste est peut-être le sien. Deuxio, ne pas demander à un rabbin s’il est déguisé en Louis de Funès, déguisé en rabbin. Avec ça, vous serez tranquilles. Enfin normalement…

Advienne que Pourim

Quoiqu’il en soit, toute cette histoire de déguisements me donna une nouvelle idée : me déguiser en femme d’intérieur le temps d’une nuit et organiser un shabbat/festin de Pourim. Bilan de l’opération, trois allers-retours au Monop’ pour faire les courses, de sorte à ne rien oublier. Se rendre compte une fois les mains dans la pâte à pain qu’on a quand même oublié le sucre, remplacer le sucre des hallots par du sucre de canne (oui je fais plus de mojitos que de pain de shabbat), rater les hallots. N’avoir plus le temps de faire autre chose. Enfin, finir par disposer des tonnes de biscuits apéritifs et surtout des litres d’alcool sur la table pour faire illusion, et se rendre compte que ta mission « Pourim » est tout de même un peu réussie, puisqu’elle ressemble à n’importe lequel de tes samedis soirs.

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.