Editorial du président
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Publié le 20 Novembre 2012

AVANT LA MANIFESTATION

Une réunion exceptionnelle  des représentants de l'ensemble des organisations juives a eu lieu hier soir au CRIF. Je tiens à témoigner mon admiration pour le sentiment d'unité qui s'y est exprimé et je veux féliciter ceux qui y ont contribué, en particulier les organisateurs de la manifestation annulée du jeudi 22 novembre. Cette dernière s'est, à l'origine, bâtie sur l'enthousiasme efficace d'un groupe de jeunes, rompus aux techniques modernes de communication en ligne. Nous espérons que leur engagement militant n'en est qu'à ses débuts. Nous avons besoin d'eux.

Richard Prasquier

. Ce sont les amis d'Israël qui viendront ce soir dans leur globalité et dans leur unité

Cet esprit unitaire  montre que quand la situation est difficile, quand Israël doit se défendre, nous savons tous nous retrouver. Et la situation est la même en Israël, où au-delà des individualités d'opinion, caractéristique parfois insupportable, mais probablement indispensable à la survie du peuple juif, le consensus existe au moment des décisions existentielles.

 

J'espère que ceux qui ont été contactés viendront physiquement apporter au cours de cette manifestation leur soutien à Israël, quels que soient les problèmes de l'horaire, quelle que soit la durée du transport, quelles que soient les surprises éventuelles de la pluie. J'espère que ceux qui viennent de loin pourront trouver des solutions collectives; qu'ils nous en fassent part au Crif. Nul n'ignore la difficulté des déplacements en cette heure et en ces lieux, mais ceux qui feront après-coup des commentaires sur la manifestation alors qu'ils n'auront pas jugé utile de faire un effort pour venir  devront se poser des questions à eux-mêmes.

 

Un dernier point: il a été considéré au cours de notre réunion d'hier soir qu'il valait mieux qu'il n'y ait pas de calicots, de drapeaux ou de banderoles identifiant les organisations. Ce sont les amis d'Israël qui viendront ce soir dans leur globalité et dans leur unité.

 

À ce soir.

 

Richard Prasquier

Président du CRIF

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La rabbanite Esther Junger s'est éteinte ce jour.

Fille d'un rabbin orthodoxe elle est née en Hongrie, en 1936 elle y a passé son enfance .
Elle arriva aux États-Unis après avoir survécu aux camps de concentration nazis.

Toute sa vie a été inspirée par le désastre de la Shoah contre lequel elle a lutté de toutes ses forces en créant Hinéni (Me voici) mouvement qu’elle voulait fédérateur et invitant tous les juifs à retrouver leur spiritualité dans le judaïsme. Cette organisation tendait à la promotion du traditionnel Yiddishkeit aux Etats Unis.
Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "La vie est un test", "Jewish Soul on Fire", "Une vie engagée" et "The Committed Marriage" traduits en espagnol, russe, hongrois et hébreu.

« Je me souviens de notre propre déportation vers Bergen-Belsen.
On nous fit sortir des wagons à bestiaux, on nous rasa la tête et on nous poussa dans des salles de douches.
Je gardais les yeux fixés au sol : je ne pouvais me résigner à regarder. Je ne pouvais supporter de voir ma mère si belle, si chère, que j'aimais et que je respectais tant, être privée de sa dignité.
Je me souviens avoir eu l'impression que ma vie arrivait à son terme.
Puis, quelque chose d'étrange arriva. Tandis que je m'habillais, je mis la main dans la poche et y découvris un morceau de papier froissé. Je le pris et le dépliai. Sans que je m'en sois rendu compte, mon père l'avait glissé là.
Sur ce papier était inscrit le Chéma Israël. Ce n'était qu'un morceau de papier arraché et froissé, mais il m'indiquait que je n'étais pas seule, que D.ieu était là. Lentement, je relevais les yeux. »

Que sa mémoire soit bénie

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