Editorial du président
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Publié le 27 Février 2013

Décès de Stéphane Hessel

 

Le CRIF a appris le décès de Stéphane Hessel à l'âge de 95 ans.

                         

Il est de notoriété publique que nous étions très opposés à ses prises de position, notamment à sa volonté  obsessionnelle de faire de Gaza l'épicentre de l'injustice dans ce monde et du Hamas un mouvement pacifique, quasiment d'assistance sociale, contrastant avec son indifférence aux tragédies humaines et aux crimes de masse qui se déroulent de nos jours  dans un silence général.

 

 

Il est vrai  que nous étions stupéfaits par sa propension à grandir ou à laisser grandir par ses thuriféraires dévoués,  le rôle qu'il avait tenu dans plusieurs événements importants de notre histoire ainsi que par la volonté des médias de ne pas relayer ses déclarations sur la bénignité de l'occupation nazie en France qui, émises par tout autre que lui, auraient soulevé l'indignation.

 

Il va sans dire que nous étions effarés par le succès de son fascicule d'une indigente indignation.

 

Nous pensons que la mise au pavois de Stéphane Hessel, malgré ses accommodements avec la vérité historique et sa faiblesse argumentative, en dit beaucoup sur le désarroi intellectuel de notre société et sur le rôle aberrant qu'y joue le marketing des individus qu’on  transforme  à bas prix en luminaires idéologiques.

 

Stéphane Hessel fut avant tout un maître à ne pas penser.

 

Son grand âge, son sourire, son apparente ingénuité, son indignation focalisée et ses poèmes surannés évoquaient un monde angélique, mais pavaient la route, certainement sans qu’il le voulût lui-même,  aux véritables criminels tapis derrière l’enfer des bonnes intentions.

 

Le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué. Mais en ce jour de sa mort, nous voulons aussi retenir de lui qu'il fut un résistant courageux, un contributeur, modeste, mais réel, à la lutte pour les droits de l'Homme (y compris à l'époque des refuzniks) et un amoureux passionné des lettres françaises.

 

Richard Prasquier

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La rabbanite Esther Junger s'est éteinte ce jour.

Fille d'un rabbin orthodoxe elle est née en Hongrie, en 1936 elle y a passé son enfance .
Elle arriva aux États-Unis après avoir survécu aux camps de concentration nazis.

Toute sa vie a été inspirée par le désastre de la Shoah contre lequel elle a lutté de toutes ses forces en créant Hinéni (Me voici) mouvement qu’elle voulait fédérateur et invitant tous les juifs à retrouver leur spiritualité dans le judaïsme. Cette organisation tendait à la promotion du traditionnel Yiddishkeit aux Etats Unis.
Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "La vie est un test", "Jewish Soul on Fire", "Une vie engagée" et "The Committed Marriage" traduits en espagnol, russe, hongrois et hébreu.

« Je me souviens de notre propre déportation vers Bergen-Belsen.
On nous fit sortir des wagons à bestiaux, on nous rasa la tête et on nous poussa dans des salles de douches.
Je gardais les yeux fixés au sol : je ne pouvais me résigner à regarder. Je ne pouvais supporter de voir ma mère si belle, si chère, que j'aimais et que je respectais tant, être privée de sa dignité.
Je me souviens avoir eu l'impression que ma vie arrivait à son terme.
Puis, quelque chose d'étrange arriva. Tandis que je m'habillais, je mis la main dans la poche et y découvris un morceau de papier froissé. Je le pris et le dépliai. Sans que je m'en sois rendu compte, mon père l'avait glissé là.
Sur ce papier était inscrit le Chéma Israël. Ce n'était qu'un morceau de papier arraché et froissé, mais il m'indiquait que je n'étais pas seule, que D.ieu était là. Lentement, je relevais les yeux. »

Que sa mémoire soit bénie

The Leipzig student resolution against BDS appears to be the first detailed academic document rejecting BDS in Germany.

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