Inscrivez-vous à la Newsletter du Crif! : Recevez chaque jour une synthèse de l'actualité vue par le CRIF!
Afficher
Masquer

Inscrivez-vous en quelques secondes à la Newsletter du CRIF et recevez gratuitement chaque jour une revue de presse et des commentaires sur l'actualité préparés par le CRIF.

E-mail:

 

A l'issue de votre inscription, un e-mail de confirmation vous sera adressé.

Antisémitisme
synagogues attaquées à Paris

Antisémitisme

Au surlendemain des attaques contre les synagogues, le Président de la République a reçu Roger...
Communiqué de presse

Les attaques contre les synagogues relèvent du terrorisme antisémite

Communiqué du CRIF publié le dimanche 20 juillet 2014

La communauté juive de France est choquée et indignée par les attaques violentes des synagogues de Garges les Gonesse et de Sarcelles dans le Val d'Oise, ce dimanche.

Huit synagogues attaquées en une semaine, alors que « les synagogues sont des lieux de recueillement et de paix » comme l'a souligné le premier Ministre Manuel Valls, lors de la 72éme commémoration de la rafle du Vel d'Hiv.

Des groupes fanatiques sont à l'œuvre. Nous refusons qu'une logique djihadiste s'installe dans nos quartiers populaires et cible les Juifs de France aujourd'hui comme demain l'ensemble de la République.

Les Juifs de France sont les sentinelles de la république. S'attaquer à eux c'est mettre en péril les fondements mêmes de notre société.

La violence antisémite s'alourdit et s'aggrave chaque jour ; il est temps aujourd'hui de la considérer comme relevant d'une forme de "dérive terroriste" et la traiter comme telle.

Le Crif en action

72ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv

Photo D.R.

Comme chaque année, le CRIF était co-organisateur de la cérémonie anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv dans le cadre de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes » de France.

C'est le Premier Ministre Manuel Valls qui présidait la cérémonie de cette année.  Beaucoup de personnalités, dont Mme Sylvie Hubac, Directrice du Cabinet du Président de la République Les personnalités et le public, Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris, le Grand Rabbin de France Haim Korsia, plusieurs ministres, de nombreux présidents et représentants  d'institutions juives dont Joel Mergui, Président du Consistoire central de France et du Consistoire de Paris, David de Rothschild, Président de la FMS, Ariel Goldmann, Président du FSJU, Jean-François Guthman, Président de l'Osé, Serge Dahan, Président du B'nai B'rith France, et de très nombreuses personnes qui étaient venues témoigner de leur attachement à la mémoire de cet épisode douloureux de l'histoire de la France.

 

Le Crif en action

Allocution du Premier Ministre Manuel Valls lors de la cérémonie du 72eme anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv.

Photo D.R.

Paris, dimanche 20 juillet 2014. Discours du Premier ministre pour la Cérémonie commémorative à la Mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français (Vel d’Hiv)


Mesdames, messieurs les ministres,

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Madame la maire de Paris,

Messieurs les présidents du CRIF et du Consistoire Central israélite de France,

Monsieur le Grand rabbin,

Mesdames, messieurs,

L’honneur d’une nation, sa grandeur c’est de reconnaître ce qui, un jour, a fait son
déshonneur. Le déshonneur de la France, ce lieu en porte la cicatrice béante, c’est d’avoir
été complice de l’occupant, en envoyant vers une mort certaine des femmes, des hommes,
des enfants, parce qu’ils étaient juifs.

C’est cette horreur, ce déshonneur que nous regardons aujourd’hui en face, comme nous
le faisons depuis 1993 et l’instauration d’une journée nationale commémorative. Et c’est
l’honneur de la France d’assumer son histoire, de se rassembler dans le souvenir des
disparus pour transmettre la mémoire de la Shoah, cette destruction des Juifs qui porta
atteinte à l’essence même de ce qu’est l’humanité.

Et comment ici ne pas repenser aux larmes des enfants arrêtés, qui ne comprenaient pas
ce que leur voulaient les "grands" ? Comment ne pas imaginer la terreur des adultes
parqués, qui pressentaient le sort qui leur était réservé ? Lieu de larmes, de terreur, lieu
de départs vers la mort, tel fut le Vélodrome d’Hiver en ce mois de juillet 1942, il y a 72
ans.

Le Crif en action

Allocution de Roger Cukierman à la Cérémonie du 72ème anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv - 20 Juillet 2014

Photo D.R.

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants des Autorités militaires, civiles et religieuses,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs,

Cette cérémonie  nous rappelle une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité.

 1942, le début du grand massacre des Juifs d’Europe.

 C’était il y a 72 ans, les générations se succèdent. L’oubli menace. Un oubli qu’il faut combattre.

12.884 juifs ont été raflés les 16 et 17 juillet 1942, et conduits au Vel d’Hiv proche du lieu de cette cérémonie. Cette rafle faisait suite à  deux ans de mise à l’écart des Juifs par un statut spécial transformant les Juifs en gibier. Une rafle commise par des Français, des fonctionnaires en uniforme.

 Et parmi ces Juifs tant d’enfants dont l’humanité pouvait attendre des génies ou plus vraisemblablement des gens ordinaires. Des enfants sans descendance. Ces  enfants de la rafle du Vel d’Hiv, tous partis si vite dans les chambres à gaz, et pas un seul survivant  parmi ces 4.051 enfants.

 Des enfants dont Serge Klarsfeld et son Association des Fils et Filles de Déportés ont su retrouver des photos prises dans l’instantané d’un bonheur que rien n’aurait dû interrompre. Ils posaient, endimanchés pour cet événement que représentait à cette époque une séance de photographie.

 Et ces enfants, comme leurs parents, ont été avilis, dans des conditions de promiscuité et d’hygiène honteuses, tout près d’ici au Vel d’Hiv.

Et puis, ils ont été livrés à l ‘ennemi, dans des wagons à bestiaux. Et à l’arrivée, des chiens, des soldats, la chambre à gaz et le four crématoire.

Peu à peu les survivants disparaissent. Comment  ne pas rendre hommage aux rares déportés survivants qui nous guident dans le devoir de mémoire.

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.