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Libération du 10 août rapporte la décision de la Cour de cassation italienne, acquittant à la fin de la semaine précédente, les parents et le frère de Fatima, coupables de mauvais traitements et de séquestration «prouvés», reconnaît la Cour de cassation. Cependant, les magistrats ont estimé que les sévices subis par la jeune femme étaient en substance «pour son bien» et que ses parents souhaitaient, en toute bonne foi, la punir «pour son style de vie non conforme à leur culture». «C’est une honte, s’insurge Souad Sbai, présidente de l’Association des femmes marocaines en Italie, c’est une décision digne d’un pays arabe où serait en vigueur la charia. Au nom du multiculturalisme et du respect des traditions, les juges appliquent deux types de règles, l’une pour les Italiens, l’autre pour les immigrés. Un père catholique, qui se serait comporté de la sorte, aurait été durement condamné.» Le procureur de Bologne qui avait déposé un recours contre l’acquittement en appel a rappelé que Fatima avait été séquestrée et attachée à une chaise, «puis libérée uniquement pour être brutalement battue par ses parents, qui voulaient la punir de sa fréquentation avec un ami et plus généralement pour son style de vie». En vain. La Cour de cassation a jugé qu’aucun délit ne peut être relevé étant donné «qu’au cours des débats, il est apparu avec certitude que la jeune fille était terrorisée face aux possibles réactions de ses parents. Elle ne s’était pas rendue à son travail préférant retrouver un homme et avait en conséquence menacé de se suicider.» En clair, les juges ont conclu que son père, sa mère et son frère avaient été contraints de l’attacher pour éviter que l’adolescente ne commette des «actes d’automutilation» explique Libération.
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