Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Hyper Cacher : 5 plus tard, où sont passés les "je suis Charlie, policiers et juifs" ?

10 Janvier 2020 | 90 vue(s)
Catégorie(s) :
France

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Actualité

À l’heure de la réconciliation Jérusalem-Ankara, retour sur l’histoire des Juifs de Turquie.

Patricia Sitruk est membre du Comité directeur du Crif

Les Occidentaux restent prudents quant à la désescalade russe.

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Antisémitisme

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

Il est des livres, comme une sève puissante, comme un volcan en éruption, comme le monde à portée de la main, comme la vie, qui remue de l’intérieur, qui secoue de l’intérieur et qui donne majestueusement à donner. Il est des livres que l'on veut lire et que l'on doit lire absolument.

 

Par Marc Lévy, avocat de la LICRA dans le procès de Reynald Leykens et délégué du Crif en Israel

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

« Séparation du Crif et de l’Etat » : voici la dernière nouveauté de la « cause palestinienne ». Amalgamant à tout va Israël, sa politique, les juifs, et les institutions françaises, ces pantins ont appelé à un rassemblement samedi dernier, avec des slogans antisémites et anti républicains.

Malgré la mobilisation de personnalités politiques (Nathalie Kosciuzko-Morizet, Claude Goasguen et Anne Hidalgo), associatives (le Président du Crif Francis Kalifat a notamment écrit au Préfet et au Premier Ministre), et de nombreux internautes, la Préfecture de Paris a décidé d’autoriser ce rassemblement, sous haute protection policière.

Nous nous sommes rendus sur place.

 

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

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Opinion
À l'occasion de la fête juive de Hanoucca, découvrez les vœux du Président du Crif, Yonathan Arfi.
 

La 12ème Convention nationale du Crif a eu lieu hier, dimanche 4 décembre, à la Maison de la Chimie. Les nombreux ateliers, tables-rondes et conférences de la journée se sont articulés autour du thème "La France dans tous ses états". Aujourd'hui, découvrez un des temps forts de la plénière de clôture : le discours de Yonathan Arfi, Président du Crif.

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Jeudi 9 janvier 2020 se déroulait la cérémonie de commémoration de l’attentat antisémite de l’Hyper Cacher.

Il y a cinq ans, les 7, 8 et 9 janvier, la France, à Paris, était une fois de plus attaquée et ensanglantée par les terroristes islamistes.

Chez Charlie Hebdo, la liberté d’expression était assassinée. 

Boulevard Richard-Lenoir et à Montrouge l’autorité policière et la République étaient frappées.

À l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, quatre citoyens pris en otage étaient abattus parce qu’ils étaient juifs.

Durant ces trois jours, la majorité des Français a pris en plein visage la dimension de cette haine. Chaque citoyen s’était alors senti menacé, frappé.

Le dimanche 11 janvier 2015, près de 4 millions de Français de toutes origines défilaient et se sentaient Charlie, policier et juif.

Le peuple sous le choc semblait avoir compris qu’il fallait qu’il se dresse comme un seul homme face à la barbarie islamiste. 

Malheureusement, ce moment de cohésion et de fraternité n’a pas duré !

Au fil des mois et des années, les «  je suis Charlie, policiers et juifs » se sont fait de plus en plus silencieux et la voix de ceux qui n’ont jamais et ne seront jamais ni Charlie, ni policier, ni  juifs a repris force.

Les attaques islamistes se sont poursuivies et la liste des victimes de cette idéologie mortifère n’a fait que s’allonger. 

Plutôt que de se battre sans concession, trop nombreux sont ceux qui n’osent même plus désigner les criminels et le danger islamique au nom d’un «  pas d’amalgame » qui insulte les millions de musulmans qui ne se reconnaissant à rien dans cette dérive criminelle de leur croyance.

Pire encore, un nouveau vocabulaire s’est même imposé :

Les criminels islamistes sont tout d’abord présentés comme des agresseurs et le plus souvent comme des déséquilibrés.

La justice a même commis l’irréparable en retenant le 19 décembre 2019, l’irresponsabilité de l’assassin de la malheureuse Sarah Halimi agressée, massacrée de coups et défenestrée par un islamiste consommateur de hashish.

Un droit de tuer.

Une chasse aux juifs.

Une méthode même a ainsi était offerte à tous les criminels : ceux de la route, les auteurs de féminicides, aux djihadistes et autres assassins qui n'auront qu’à consommer de la drogue pour échapper à la justice !

Hier, nous rappelions la mémoire de toutes les victimes du terrorisme à travers le monde. 

Aucune de ces âmes ne pardonnera à la justice de refuser que justice soit rendue à Sarah Halimi et qu’elle puisse enfin trouver le repos éternel. 

Une jurisprudence est en train de s’écrire, espérons que la Cour de cassation aura la force, le courage et la volonté de stopper cette erreur dangereuse, cette « JURIS imprudence ».

 

Gil Taïeb

 

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