Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Affaire Sarah Halimi : Où est la Justice ?

19 Avril 2021 | 239 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Hommage à Claude Hampel
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14 Novembre 2016
Catégorie : France

« Il y eut un soir et il y eut un matin » Genèse1 : 5

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

En 2005, le fait religieux envahissait peu à peu et dans la confrontation, les cours de récréation. L’agitation religieuse commençait à provoquer des dégâts dont nous payons le prix lourd aujourd’hui.

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Une stèle en mémoire des victimes de la Shoah qui n’ont pas de sépulture, "ni ici, ni ailleurs", a été inaugurée dans le cimetière parisien de Bagneux.
Une cérémonie solennelle - et sous haute sécurité - qui, à Bagneux, dix ans après la mort d’Ilan Halimi, séquestré et torturé dans la cité de la Pierre-Plate parce qu’il était juif, était d’autant plus symbolique.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

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Actualité

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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Comme nombre de concitoyens français, je suis inquiet de voir qu’un des remparts de notre démocratie, la Justice de notre pays, montre des failles.

Depuis quelques mois voire quelques années, ce pilier protecteur se fissure et montre des signes de faiblesse qui nous mettent tous en danger face aux menaces et agressions que subit notre pays.

Il semble désarmé, incapable de réagir et de s’adapter aux nombreux et nouveaux ennemis et défis.

J’en veux pour exemple les récentes décisions prises dans deux affaires qui ont été jugées ces derniers jours :

Le procès devant la Cour d’assises des mineurs de Paris de 16 voyous qui ont agressé et brûlé avec des cocktails Molotov des policiers à Viry-Châtillon en 2016. Sur les 16 prévenus, 8 ont été acquittés et 5 condamnés à des peines de 6 à 18 ans de prison.

Un « Naufrage Judiciaire » a dénoncé Me Thibault de Montbrial, avocat de l’une des victimes, “effondrée”, selon lui, par ce verdict en appel.

Le second exemple est la décision de la Cour de cassation dans l’assassinat antisémite reconnu de Madame Sarah Halimi. Cette dame de 65 ans, médecin à la retraite et directrice d’une crèche juive dans le 4ème arrondissement de Paris, qui a été agressée, massacrée pendant trente minutes et défenestrée au cri de "Allah est le plus grand" par un monstre, connu des services de police, multirécidiviste et consommateur régulier de cannabis, fréquentant régulièrement une mosquée Salafiste du 11ème arrondissement. Cette affaire nous interroge quant à la conduite de ce dossier et l’irresponsabilité d’une juge d’instruction qui a décidé d’exonérer le criminel de son crime en lui offrant l’alibi de la « bouffée délirante » tout en acceptant le caractère antisémite de l’acte.

Cette juge d’instruction ayant tout fait afin d’imposer sa vérité dans une affaire que tous, dès les premiers jours, s’étaient accordés à qualifier de meurtre antisémite.

Cette parodie de justice s’est imposée et quatre années après avoir été assassinée Sarah Halimi n’a pas le droit à un procès. Les erreurs d’appréciation par des policiers présents le jour du crime, les manquements dans l’instruction, l’absence invraisemblable de reconstitution, les expertises et contre-expertises se contredisant, n’ont pas suffi à déférer le criminel devant une Cour d’assises qui, elle, aurait jugé au nom du peuple français. Une honte, un scandale, un signal négatif de plus qui est envoyé aux criminels et agresseurs en tous genres auxquels les magistrats ont offert une arme de plus afin de ne pas répondre de leurs actes.

Ces deux exemples de faiblesse de la Justice montrent l’urgence à faire évoluer une loi qui aujourd’hui préserve plus les coupables que ne défend les victimes. Le Président Macron a osé courageusement hier réclamer que les choses changent et demandé que la loi soit revue. Mais entre-temps, les policiers brûlés porteront à vie dans leur chair la marque de leur agression et la famille de Sarah Halimi restera à tout jamais avec une plaie ouverte et saignante qui n’aura pas eu le droit d’être pansée .

Je vous invite tous à venir dimanche 25 avril à 14h sur le parvis des droits de l’homme place du Trocadéro afin d’exprimer non seulement notre solidarité avec la famille de Sarah Halimi, notre soutien à notre République et notre effroi citoyen. Nous devons tous être présents afin d’exprimer notre besoin de voir notre justice redevenir le garant de toutes nos libertés.

Gil Taïeb

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