Blog du Crif - Yom HaShoah, journée de compréhension

28 Avril 2022 | 75 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Né à Tunis en 1920, Albert Memmi, s’il a été considéré, à travers certains de ses romans, comme le chantre du judaïsme tunisien, demeure surtout, le théoricien du colonialisme

C’est l’histoire d’un mariage mixte raté. Un mariage entre une Juive et un Musulman, Julie et Sam. 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Hommage à Claude Hampel
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14 Novembre 2016
Catégorie : France

« Il y eut un soir et il y eut un matin » Genèse1 : 5

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

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Actualité

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

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Opinion

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

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Il faisait encore jour lorsque je suis arrivé au Mémorial de La Shoah hier. L’intense soleil printanier était en train de se coucher. La lumière a peu à peu laissé place à l’obscurité pour une longue nuit de commémoration.

En effet, des noms, les noms des juifs déportés depuis la France vont être lus, en continu, pendant 24 heures.

Paradoxalement, ces moments-là, bien qu’ils soient sombres, facilitent la compréhension. La pleine lumière oblige à regarder de partout. Le jour de Yom Hashoah suit une logique similaire selon moi : l’Histoire, nous la connaissons, mais elle se raconte différemment à chaque fois, à travers des témoignages de destins uniques.

Témoigner

Les nombreux témoignages sur la Shoah sont des facteurs de compréhension historique. Ils nous renseignent sur cet événement majeur.

Hier soir, lors d’une conférence proposée au Mémorial de la Shoah, en partenariat avec EEIF, en marge de la lecture des noms, Rachel Jedinak a témoigné.

Son intervention passionnante et impressionnante a été suivie par la projection du documentaire de Laurent Joly (historien) et David Korn-Brzoza (réalisateur). Ce documentaire cherchait à transmettre les diverses formes d’humanité liées à la Shoah.

 

Transmettre et entretenir le souvenir

La multitude des témoignages sur la Shoah forgent des compréhensions singulières.

Rachel Jedinak a rappelé son implication pour la pose de plaques commémoratives dans les écoles, afin d’honorer la mémoire des élèves déportés. Cela m’a rappelé une cérémonie de pose de plaque qui avait eu lieu dans mon école élémentaire, en octobre 2006. A cette époque, et pour la première fois, je m’étais senti acteur de la transmission.

Cette cérémonie avait fait évoluer ma perception et, donc, ce que je transmettrai à mon tour.

Chaque année, Yom HaShoah me montre à quel point ma compréhension et ma perception sont vivantes et évolutives.

Cette journée du souvenir me rappelle aussi, parfois douloureusement, que cette partie de l’Histoire me concerne personnellement, qu'elle fait aussi partie de notre histoire commune, et qu’elle peut être la clé d’une compréhension de problématiques contemporaines.

Elie-Ruben Boccara