Éric Keslassy est sociologue connu pour ses travaux pionniers en matière de discrimination positive. Il avait été reçu, en son temps, par la Commission des Relations avec les ONG, les syndicats et le monde associatif du CRIF pour expliquer les tenants et les aboutissants de la discrimination positive.
Les livres sur les Juifs des Indes sont relativement rares. En 1998, nous découvrions le premier roman d'Esther David, « La ville en ses murs » (2), somptueuse chronique familiale au sein de la communauté juive d'Ahmedabad. Deux ans plus tard, grâce à Monique Zetlaoui et à son extraordinaire « Shalom India, Histoire des communautés juives en Inde » (3), on remontait le temps à la découverte de Juifs d'ailleurs aussi divers qu'étonnants.
On ne présente plus le rabbin Adin Steinsaltz, physicien et chimiste, natif de Jérusalem. Sa longue carrière dans le domaine de l'éducation juive lui a valu le Prix d'Israël, le titre le plus prestigieux de son pays. Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, il s'est particulièrement distingué par sa traduction commentée du Talmud.
C'est une histoire véritablement rocambolesque que nous raconte Claude Kayat, Juif tunisien devenu Suédois depuis 1958, auteur de l'extraordinaire Mohammed Cohen (2). À Saint-Hubert, petite ville du sud de la France, rien ne va plus depuis quelque temps. Un tueur en série sème la terreur et l'effroi. Ses cibles : les travailleurs immigrés. Autour du maire, Yves Montauban, chacun s'agite, cherchant à comprendre. Voici le père Vincent Petit, les Dufresne, Sophie, Olivier et son frère jumeau Hervé. Et voici le pharmacien Gérard Sarfati et le docteur André Nataf.
Rédacteur en chef de la revue Korot, organe de la Société Israélienne d'Histoire de la Médecine, professeur émérite d'Histoire de la Médecine à l'Université Hébraïque de Jérusalem, le professeur Samuel Kottek nous offre, dans un livre tout à la fois très documenté et particulièrement accessible au grand public, un vaste panorama sur la médecine telle qu'elle se pratiquait dans les civilisations moyen-orientales au temps de la Bible, en Mésopotamie, en Grèce, en Égypte et, surtout, en terre d'Israël.
Coup double pour Marek Halter. Après le film (2), le livre. Le film, assorti de nombreux documents d’époque aussi émouvants qu’édifiants, nous fait découvrir l’aventure incroyable de la création d’un État juif en Union Soviétique à la frontière de la Chine bien avant la naissance d’Israël.
Berg International Editeurs, En librairie le 2 Mai 2012, 184 pages.
Lorsqu’en 2000, j’ai demandé à Marc Knobel de se pencher sur l’antisémitisme et le racisme sur la Toile, le phénomène venait d’apparaitre et était peu connu des décideurs politiques et du grand public.
Voici un livre extraordinaire d'un auteur qui ne l'est pas moins. Véritable Dickens du monde juif, Israël Zangwill, dans son ouvrage, nous permet de voir revivre le Ghetto de Londres dans les années 1880. Tout un monde aujourd'hui disparu, une véritable comédie humaine avec ses personnages juifs hauts en couleur, le marieur et le mendiant, le pauvre type, le malchanceux et l'homme de l'air, le fameux luftmensch, le marchand d'habits, le parvenu, la jeune fille à marier et ses prétendants...
Comme nous le disions ici-même à propos du livre de Gisèle Sarfati, « Voyages. À la recherche d’une mémoire perdue. Sousse 1871-1967 » (2), « On a beaucoup écrit sur les Juifs de Tunisie. Surtout sur ceux de la capitale, Tunis. Beaucoup moins sur les communautés juives dites de l’intérieur… ». C’est pourquoi le travail universitaire de qualité que nous offre Claire Rubinstein-Cohen est le bienvenu. Commencée sous la direction du regretté Richard Ayoun, la thèse de l’auteur a ensuite été supervisée par Benjamin Stora.
Francis Weill, délégué du CRIF pour la région de Besançon, a été professeur de médecine. Pionnier reconnu de l’échographie, il consacre depuis quelques années sa retraite à l’écriture d’ouvrages aussi divers qu’intéressants dont nous rendons compte ici même régulièrement (1). C’est un sujet délicat qu’il aborde dans son nouveau livre, celui de l’intégrisme, qu’il soit politique ou religieux. Pour ce qui est des intégrismes politiques, l’auteur remonte aux excès de la Révolution française pour finir par Pol Pot et les Khmers rouges en passant par Staline et Hitler. L’intégrisme religieux est vu, lui, à travers l’Inquisition et les hérésies pour ce qui est du monde chrétien et, pour l’islam, à travers les déviances actuelles d’un islamisme qui, par ses appels à la haine et au meurtre n’est pas sans rappeler le nazisme.
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