Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Régine-Catherine et Bonet de Lattes, par Danièle Iancu-Agou

18 April 2018 | 132 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Techouva, de Frédéric Lauze.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

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Régine-Catherine et Bonet de Lattes, par Danièle Iancu-Agou (*)

Directrice de recherche émérite au CNRS, professeure associée à l’Institut du Judaïsme Martin Buber de Bruxelles, membre de l’Académie des Sciences de Montpellier, Danièle Iancu-Agou, nous offre régulièrement des ouvrages érudits sur des sujets variés.

Dans la biographie croisée qu’elle nous propose, elle remonte le temps, quelque cinq cents ans en arrière, pour nous conter, à travers la destinée de deux personnages ? Régine-Catherine Abram et Bonet de Lattes, ce que fut la vie des Juifs en Provence médiévale.

L’auteur a utilisé, pour ce faire, des archives peu connues, découvertes en 1984, celles des notaires des Bouches-du-Rhône, notamment d’Aix. Paradoxalement, c’est à des scribes chrétiens, enregistrant en latin des mariages juifs que l’histoire juive proprement dite se reconstitue sous nos yeux.

On réalise, à la lecture de cet ouvrage très intéressant, combien les conversions au christianisme étaient monnaie courante, tout comme les divorces.

Danièle Iancou-Agou nous emmène de Draguignan à Aix en passant par Perthuis, Saint-Maximin, Trets, Apt, Arles, Digne, Lambesc, Manosque, Marseille, Salon et Tarascon.

Tout cela au temps du bon roi René, tolérant à l’égard de ses Juifs qu’il pressurait cependant avec bonhommie car, diantre, il fallait bien pourvoir à l’argenterie de la reine, à l’achat d’épices rares et d’animaux étranges. A la mort du monarque, en juillet 1480, la destinée des Juifs provençaux connaîtra un sort moins enviable.

A découvrir.

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions du Cerf. Juin 2017. 358 pages. 24 €.