Marc Knobel

Historien. Directeur des Etudes au CRIF

Blog du Crif - Vegan, Plateau télé et "camp de la mort"

08 October 2018 | 426 vue(s)
Catégorie(s) :
France

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

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Actualité

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, c'est l'indifférence des bons" (Martin Luther King)

Tribune de marc Knobel publié dans le Huffinghton Post 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

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Plateau de Thierry Ardisson samedi soir du 6 octobre 2018, sur la chaîne C8. Il est question de souffrance animale. Mais le débat dérape dangereusement.

Ardisson - qui, aime faire du buzz et de l’audimat - a invité sur son plateau des représentants  Vegan et un éleveur. Il doit être question de la cause animale et des abattoirs. Le ton monte lorsqu’Alexandra Blanc, présidente de l’association Vegan Impact et Solveig Halloin, porte-parole de Boucherie abolition prennent la parole. Une altercation a rapidement lieu entre l’écrivain Yann Moix et ces dernières, lorsqu’elles affirment que les bouchers sont responsables d'un «génocide industriel.» Elles parlent aussi d' «Holocauste» envers les animaux. Bref à les entendre, le sort fait aux animaux dans les abattoirs serait comparable aux «camps de la mort», expression utilisée sur le plateau. Il faut arrêter le «génocide systématique» des animaux ». «Non mais attendez, vous n'allez pas comparer le massacre de millions de Juifs avec ça, c'est obscène», répond Yann Moix, menaçant plus tard de « quitter le plateau » tant il était agacé.

Dire l’horreur de certains abattoirs (ce qui est hélas, une réalité), ce n’est pas, ce ne devrait pas procéder de cette manière-là. Dire l’horreur de certains abattoirs, ce n’est pas se livrer à des comparaisons malsaines, ineptes, violentes, malveillantes, ignominieuses entre le sort qui avait été réservé à des millions d’individus dans les camps d’extermination nazis –par un régime totalitaire qui affichait, proclamait l’extermination et mettait en pratique une extermination méthodique et calculée de millions d’hommes, de femmes et d’enfants- avec les abattoirs.

Le mieux, faut-il le rappeler ici, est l’ennemi du bien. A comparer systématiquement, à relativiser ce faisant, on finit par se détourner d’une cause importante et honorable : celle de la souffrance animale.

Marc Knobel, historien et Directeur des Etudes au Crif

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