#BlogDuCrif #Théâtre - Menahem Mendl, le rêveur : le texte de Sholem Aleichem à redécouvrir au Théâtre de la Huchette

02 Février 2018 | 268 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Pascal Boniface a été débouté de sa plainte en diffamation contre Frédéric Haziza. Et l’épilogue de cette affaire est doublement essentiel.

 

Dimanche 12 janvier 2020, le Crif a organisé un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau. À l'issue de cette journée, je me suis exprimé devant les participants. Voici les quelques mots prononcés.

 

 

Dans cette éditorial, je m'exprime sur les nombreux actes de haines survenus en France et dans le monde en 2019. Je formule également mes voeux de sécurité et de paix pour cette nouvelle année.

 

Gad Weil est le Président du MJLF (Mouvement juif libéral de France).

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Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

En ce moment au Théâtre de la Huchette, niché dans la rue piétonne du même nom, à Paris, il ne se joue pas que La Leçon et La Cantatrice Chauve, deux pièces de Ionesco jouées depuis près de 60 ans sur ces mêmes planches. Les spectateurs ont également le plaisir de redécouvrir l’œuvre de Sholem Aleichem, auteur yiddish de la fin du 19ème siècle.

Menahem Mendl est en vadrouille. Parti depuis plusieurs mois du domicile familial, où il a laissé femme et enfants, il est en quête de fortune, et surtout d’aventures. A chaque nouvelle découverte professionnelle, rencontre ou lieu de vie, il écrit à son épouse, Scheiné Scheindl. Le texte est ainsi composé de l’échange épistolaire entre les deux personnages, qui s’illustrent comme deux complices amoureux d’une histoire de jeunesse.

Pourtant, la jeunesse est passée et Scheiné Scheindl s’impatiente du retour de son mari. L’amour et l’amitié sincères qui entretiennent le couple ne semblent plus être suffisants pour l’épouse.

Toute l’autodérision et la subtilité des très bons textes yiddish sont au rendez-vous. Le public se délecte des phrases pleines d’ironie et de bon sens de Scheiné Scheindl et des considérations embrouillées et pleines de naïveté de Menahem Mendl.

Notre juif errant – car c’est bien ce qu’il est – visite chaque coin de la scène, investi l’espace et fait l’effet d’un grand coup de vent qui balaie les idées trop terre à terre.

Hélène Cohen, qui a adapté le texte et l'a mis en scène, a choisi d’utiliser l’espace théâtral dans son ensemble, laissant les acteurs sortir du champ même de la scène pour investir celui du public.

« A ma chère, vertueuse et sage épouse »… Les mots de Pauline Vaubaillon, très juste interprète de Scheiné Scheindl, la patiente épouse de Menham Mendl, rythment la pièce et marquent à chaque fois le début d’un nouveau récit de vie de notre héros.

Les lettres de Menahem Mendl s’enchaînent et ne se ressemblent pas, laissant à Florent Favier la tâche délicate de rendre compte des subtilités qui composent le personnage. Mission accomplie pour le comédien.

L’intensité du texte et des récits de Menahem Mendl vont crecsendo et le spectateur n’a aucun mal à se laisser porter par les pérégrinations du héros qui livre un véritable récit d’aventurier, un récit de rêveur.

Auteur : Sholem Aleichem 
Acteurs : Pauline Vaubaillon, Florent Favier
Metteur en scène : Hélène Cohen

Tous les lundis, à 20h, au Théâtre de la Huchette du 22 janvier au 19 février, et le lundi 26 février à 19h

Informations et réservations : ICI