Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lecture de Jean Pierre Allali - Génésareth, de Sari Klein

17 Janvier 2019 | 97 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser...

Une compilation exhaustive, à ce jour, des articles et des interviews que j'ai données à la presse française et internationale.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Portrait de Jean Pierre Allali
LES STADES ET LE DATA
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25 Mai 2016
Catégorie : France

Marc Perelman, auteur d'un livre percutant sur le passé trouble du célèbre architecte Le Corbusier, est aussi un spécialiste des excès du monde du football et, en général, des stades. Dans un petit ouvrage bien documenté, il se penche sur l'influence des "data" sur le public.

 

 

Portrait de Jean Pierre Allali
LECTURES
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24 Mai 2016
Catégorie : France, Antisémitisme

Malka Marcovich et Jean-Marie Dubois publient un ouvrage original sur un thème peu exploré jusqu'ici:la contribution de la société des transports parisiens à l'organisation de la déportation des Juifs de France aux heures sombres de l'Occupation nazie

Lors du 9ème Salon du Livre de la Licra, deux écrivains ont reçu un prix

La cérémonie se déroulera demain mardi 19 avril à 17h30 au Mémorial de la Shoah à Paris en présence des ambassadeurs de Pologne et d’Israël.

A l'heure où le Front National réalise des scores historiques, la fête de Hanoukah rappelle que les forces politiques qui ne respectent pas les particularismes sont dangereuses

L'EI ne lésine pas sur les moyens et diffuse sur Internet sa propagande ignominieuse...

Il faut croire que certaines alertes ne veulent pas être entendues à temps

Souvent l’on oublie de parler d’eux

Pages

Génésareth, de Sari Klein*

Génésareth, sur les bords du lac de Tibériade. C’est là et dans les environs, que des pionniers juifs venus des quatre coins du monde et animés par une foi sioniste inébranlable, ont donné le coup d’envoi et les premiers coups de pioche de la renaissance d’un État juif dans sa terre d’origine.

« Le sionisme, nous dit l’auteure, n’aurait pas gagné les esprits sans la passion que montraient les Amants de Sion pour une régénération de l’âme juive, exténuée par deux mille ans d’exil et leur cortège de persécutions ».

L’ouvrage nous dépeint des personnages essentiels de l’aventure sioniste aujourd’hui souvent oubliés. Aaron David Ben Uri Gordon, tout d’abord, « pionnier des pionniers », « le Vieux », « dont le personnage et les écrits ont marqué les fondateurs d’Israël » et qui « gagna la terre d’Israël pour se régénérer en régénérant la nature ».

Né le 9 juin 1856 en Podolie , Gordon est mort le 22 février 1922. Il avait 66 ans. « Conscient de la vocation messianique du sionisme »,  il était réaliste et bouleversé par l’hostilité arabe, n’hésitant pas à s’écrier : « Nous, nous avons créé la Bible ici, qu’a donné le peuple arabe ? Ce qu’il a créé vient de La Mecque ».

Voici aussi Haïm Brenner, qui se prenait pour le plus grand romancier hébraïque et qui voulait être à la fois le Dostoïevski et le Tolstoï hébraïques. Et Berl  Kazneltson, le tribun, l’agronome Moshé Bermann, la poétesse Rachel Bluwstein, « la Jouvencelle dont les chants continuent de bercer les vagues du lac de Tibériade en Galilée », sa sœur, Shoshana et sa tante, Rosa Mandelstam. Sans oublier Hannah Maïsel, « figure de proue du sionisme féminin », l’étudiant russe Zalman Robashov qui deviendra, sous le nom de Zalman Chazar, président de l’État d’Israël.

Tous ces hommes et toutes ces femmes « ne vivaient plus sur le mode de l’éphémère, du transitoire et de l’attente. Il n’étaient plus locataires des lieux, ils en étaient propriétaires ».

Et même si la laïcité l’emporte souvent sur le religieux, « on s’interdisait de consommer du porc. En revanche, on mangeait volontiers du chameau. C’était plus sain et plus authentique ».

Un livre intéressant donc. On regrettera toutefois la hargne et les propos à l’emporte-pièce manifestés à l’égard des leaders de la droite et des religieux.

Ainsi : « Theodor Herzl, plus visionnaire et diplomate que pratique, Zeev Jabotinsky, plus déclamatoire que pragmatique, « promoteur d’une étrange variété de nationalisme juif » et le rabbin Isaac Kook, plus opportuniste et pernicieux qu’on ne le présente ».

Naphtali Herz-Imber, créateur de l’Hatikva qui deviendra l’hymne national israélien, est décrit, lui, comme un « piètre poète » :

Quant à la période actuelle, voici ce qu’en pense Sari Klein : « Le sionisme est une passion théologico-politique qui, pour reprendre une expression de Martin Buber concernant le kibboutz, n’a pas encore échoué. Il continue de se chercher entre la phraséologie creuse de ses bonimenteurs et l’obscurantisme de ses rabbins ». Et l’auteure de souligner « la désastreuse colonisation de la Judée et de la Samarie par des colons menés par d’obscurs rabbins… », ajoutant qu’elle « persiste à affirmer que le triomphalisme messianiste et colonialiste en Judée et en Samarie reste la menace la plus tangible qui pèse sur Israël »

Si l’auteure évoque la Déclaration Balfour et les fameux accords Sykes-Picot, elle nous permet de découvrir des accords peu connus dits « de Deauville ».

Des exagérations, donc, mais un livre à découvrir toutefois.

Jean-Pierre Allali

 

(*) Éditions Matanel. Berg International. Mars 2018. Traduit de l’hébreu par Sonia Lévine. 136 pages. 18 euros.

 

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