Francis Kalifat

Ancien président

Mon hommage à Serge Hajdenberg

08 March 2021 | 101 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mardi 16 juillet 2024, s'est tenue la cérémonie nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et d'hommage aux Justes de France, commémorant la rafle du Vél d'Hiv organisée par le Crif en collaboration avec le Ministère des Armées. Cette année, à l'approche des Jeux Olympiques, la cérémonie s'est tenue au Mémorial de la Shoah. À cette occasion, le Président du Crif a prononcé un discours fort et engagé, dans un contexte national et international difficile.

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Mardi 16 juillet 2024, s'est tenue la cérémonie nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et d'hommage aux Justes de France, commémorant la rafle du Vél d'Hiv organisée par le Crif en collaboration avec le Ministère des Armées. Cette année, à l'approche des Jeux Olympiques, la cérémonie s'est tenue au Mémorial de la Shoah. À cette occasion, le Président du Crif a prononcé un discours fort et engagé, dans un contexte national et international difficile.

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J’ai connu Serge il y a plus  de 40 ans, au moment  où jeune militant engagé à la LICA  il s'engageait dans la lutte pour la libération des Juifs d'URSS aux côtés de Serge et Beate Klarsfeld. Depuis il fut de tous les combats. Engagés pour les Juifs de Syrie, contre L'antisémitisme et l'antisionisme tant de l'extrême droite que de l'extrême gauche. C'est en 1981 qu'il crée avec une poignée d'amis la première radio juive de France. Il en deviendra le Président actif et engagé. Aujourd'hui et pour toujours son nom reste associé à Radio J et ses éditos ont marqué toute une génération.

Serge était un homme de convictions et d’engagements, un homme courageux, au caractère combatif, au militantisme inaltérable et un esprit libre. Il était avant tout un homme d’action et un militant qui avait chevillée au corps la défense d’Israël, du peuple juif et des valeurs juives.

Serge ne ménageait ni sa peine ni son énergie. C’est une perte immense pour la communauté juive de France qu’il laisse orpheline. Elle perd un militant ardent et passionné. Chacun a pu apprécier la constance de ses engagements pendant de nombreuses années. La communauté juive de France et les amis d'Israël perdent un de leurs fervents défenseurs, le Crif perd une forte personnalité de son assemblée générale, et moi je perds un ami. Sa voix va manquer à tous. Elle nous manque déjà.

A son épouse Suzy, à ses filles, à ses petits enfants, à son frère Henri, ainsi qu'à tous ses proches, je veux dire toute la peine que j’éprouve et les assurer de toute mon amitié.