Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Un peu de terminologie: Mont du Temple ou Haram al Sharif ?

09 Décembre 2021 | 321 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Billet d’Ariel Amar*, pharmacien

 

Dimanche 19 avril, le Crif et le Mémorial de la Shoah ont organisé une cérémonie virtuelle pour commémorer le 77ème anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie. Un moment très émouvant au cours duquel, ensemble, nous avons rendu hommage aux Hommes qui se sont soulevés pour leur liberté.

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

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Actualité

Lors de la cérémonie nationale d'hommage commémorant le Vel d'Hiv, le Président du Crif s'est dit "choqué et révolté par les images indécentes des récalcitrant à la vaccination arborant l’étoile jaune et faisant des raccourcis honteux. C’est un outrage à la mémoire des victimes de la Shoah".

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

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Israël

Conflit israélo palestinien, traitement médiatique, crise de l'information : analyse

Portrait de Sophie Taïeb
Incendie du tombeau de Joseph
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16 Octobre 2015
Catégorie : Israël

Détruire la cité ancienne de Palmyre et faire brûler le tombeau de Joseph reviennent-ils vraiment au même ? Pas pour tout le monde.

Quand les larmes se transforment en espoir d'un monde meilleur.

Maxime Perez est journaliste, correspondant pour la presse française en Israel et spécialiste des affaires militaires pour la chaine i24News.
Marc Knobel Directeur des Etudes du CRIF à confié à Maxime Perez le soin de présenter une étude sur l'Opération Bordure Protectrice.

Lundi dernier, l’ancien Président de la République était en Israël. Une visite étrange, hybride où le mélange des genres s’ajoute à la confusion des rôles.

Les français d'Israël, et en particulier ceux qui ont immigré de France durant les quinze dernières années, ont en grande majorité souhaité la réélection de Benjamin Netanyahu.
Déçus par l'attitude des politiques français face à l'islamisme et l'antisémitisme, beaucoup voient en Bibi un dirigeant politique charismatique doté d'une capacité à affirmer avec une assertivité rare la cause d’Israël à la face du monde et savent que ses concurrents en politique n'ont pas cette compétence exceptionnelle.
De plus, comparant la réussite de l'économie d'Israël face à la faillite de l'économie française, ils ne comprennent pas pourquoi la plupart des médias israéliens et analystes politiques sont tellement critiques envers celui qu'ils considèrent à juste titre comme un héros du peuple juif. 

Le 17 mars dernier, les israéliens ont voté et réélu Benjamin Netanyahou.

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Opinion

À l’heure de la réconciliation Jérusalem-Ankara, retour sur l’histoire des Juifs de Turquie.

Patricia Sitruk est membre du Comité directeur du Crif

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Le 1er décembre, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté trois résolutions anti-israéliennes.

Elle s’est notamment dite très soucieuse du maintien des libertés religieuses sur le Mont du Temple, elle qui ne s’en était jamais préoccupée quand la Jordanie occupait la vieille ville de Jérusalem où entre 1948 et 1967, aucun Juif ne pouvait entrer et dont toutes les synagogues avaient été dynamitées.

Ma langue a fourché, j’ai dit Mont du temple, au lieu de « Haram al Sharif », le « Noble sanctuaire », seul terme employé dans la résolution. Le Temple de Jérusalem, à l’ONU, on ne connait pas... 

 

Cette résolution a obtenu 129 voix pour, 11 voix contre et 31 abstentions. Les États Unis, l’Australie, le Canada, la Hongrie et la République tchèque ont voté contre. Parmi les 31 abstentions on trouve l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, les Pays Bas, le Kenya, l’Inde et le Brésil. On n’y trouve pas la France, ni l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la Pologne ou la Grèce…

Comme si ces derniers pays, marqués pourtant par le christianisme, ignoraient que nier le Mont du Temple juif, c’était aussi nier la Jérusalem chrétienne.  Car à ma connaissance, les Evangiles ne disent pas que Jésus est ressuscité à Naplouse ou La Mecque. S’il y a une erreur, on aurait dû prévenir les Croisés pour qu’ils changent leur chemin...

En octobre 2016, la commission exécutive de l’Unesco a entériné un texte où le Mont du Temple était décrit comme l’Esplanade des Mosquées, et le Mur des Lamentations comme le mur de Al Buraq, la jument ailée de Mahomet. La France s’était abstenue, à notre stupéfaction. Que dire aujourd’hui quand elle avalise le mensonge ? On ne peut que s’indigner, comme l’a fait Francis Kalifat, Président du Crif.

Les résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU n’ont aucune force exécutive. Elles n’ont pas non plus de force morale, car elles ne représentent que l’addition des intérêts conjoncturels de chacun des votants. Si les pays européens avaient le souci des Droits de l’Homme, ils auraient  présenté une résolution contre la Syrie, la Chine, la Corée du Nord, le Vénézuéla, l’Iran,  ou  d’autres pays. Ils auraient échoué, car les violateurs se tiennent par la main. Mais ils n’ont même pas essayé. En  2021 l’Assemblée Générale a voté 20 résolutions, dont 14 blâment Israël. Les Secrétaires Généraux de l’ONU depuis Kofi Annan ont regretté cette obsession. Sans aucun résultat..

Ce pilonnage  est tellement systématique qu’aucun changement dans la politique israélienne ne pourrait  le modifier, sauf si Israël prenait des initiatives suicidaires. Mais il ne s’agit pas seulement de diaboliser Israël. La terminologie vise à imposer un narratif absurde et explosif.

Fin septembre 2010, j’avais en tant que Président du Crif, rencontré à Paris Mahmoud Abbas qui cherchait à se présenter en homme de paix. Je lui ai demandé de rectifier une déclaration de son conseiller religieux, le Dr Mahmoud al-Habash, suivant laquelle les Juifs n’avaient aucun lien avec Jérusalem. Naïvement, je pensais qu’il me répondrait que ces paroles avaient été mal interprétées.

Pas du tout.

Au lieu de répondre, il s’est lancé dans la critique de l’occupation israélienne.

J’ai compris alors que le négationniste de la Shoah qu’il avait été dans sa jeunesse se doublait d’un négationniste du Temple de Jérusalem.

Il n’était pas le premier. Le roi Fayçal déclarait en 1973 que les Juifs n’avaient aucune connexion avec Jérusalem et Arafat a dit à Bill Clinton  que le Temple des Juifs avait été construit à Naplouse.

En 2015, le mufti de Jérusalem, Muhammad Ahmad Hussein, déclarait à la télévision israélienne

que ce qu’il y avait toujours eu à Jérusalem, c’était une mosquée, construite par Adam lui-même.

Plus le mensonge est gros, plus il passe, avait dit Goebbels, qui s’y connaissait.

L’effacement terminologique du Mont du Temple n’est pas une inoffensive querelle linguistique. C’est la substitution de l’histoire par un mythe absent de la tradition musulmane classique: le calife Abd-el Malik a fait construire le Dôme du Rocher à cet endroit-là pour diriger vers l’Islam le prestige attaché au Temple des Juifs, mais pas pour nier l’existence de celui-ci.

Promouvoir ce mythe imbécile en l’accompagnant d’une litanie en faveur de la liberté religieuse est une tartuferie minable.

Pourquoi la France s’est-elle prêtée à cette mascarade? Je n’en sais rien. Les Américains disent « to throw a friend under the bus » jeter un ami sous l’autobus, pour y trouver un avantage. Je ne vois pas ce que la France y a gagné. Je vois ce que la vérité et l’honneur y ont perdu.

 

Richard Prasquier