Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lecture de Jean-Pierre Allali - Le trésor de Djerba

06 March 2019 | 157 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

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#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 September 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

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Actualité
Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

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Le trésor de Djerba. La persécution des Juifs de Tunisie  sous l’Occupation nazie (*)

Décidemment, la BD ne recule devant rien ! Il y a peu, nous manifestions ici même notre étonnement et notre plaisir de voir le personnage de Theodor Herzl devenir un héros de bande dessinée (1). Et voici que la bande dessinée s’empare d’un tout autre sujet, particulièrement douloureux : l’Occupation de la Tunisie par les Allemands en 1942-1943. Six mois sous la botte dans un pays où vivent alors 120 000 Juifs qui seront les premières victimes de la barbarie nazie.

Bien que l’Occupation ait surtout touché la capitale, les Allemands ont étendu leurs méfaits à d’autres villes du pays : Sousse, Sfax, Gabès et Djerba, notamment.

C’est cette dernière cité, celle où est installée, depuis des siècles, la synagogue de la Ghriba, que les auteurs ont choisie pour leur récit et leurs dessins.

Le trésor de Djerba, en l’occurrence, c’est l’amende imposée à la communauté juive : 50 kilogrammes d’or à réunir en un temps très court. En réalité, selon Paul Ghez, dans « Six mois sous la botte » (2), ce sont 43 kilos d’or qui ont été requis à Djerba tandis que 20 kilos étaient demandés à Sfax et autant à Gabès. La capitale, Tunis, dut verser, elle une amende de 23 millions. Sousse s’acquitta de 25 millions et Sfax de 20 millions en plus de l’or.

Le récit, agréablement dessiné, nous montre la communauté juive de Djerba, au quotidien, alors qu’elle est brutalement assaillie par un envahisseur aussi arrogant que sans pitié. Abandonnant toutes leurs activités et profanant même le chabbat en application du principe fondamental juif « La vie avant tout », les Juifs de Djerba, vont réunir tous les bijoux trouvés dans les chaumières jusqu’à la moindre alliance ou boucle d’oreille.

Un épisode est consacré à la venue dans l’île de représentants de l’Alliance Israélite, soucieux de mettre en place un réseau scolaire moderne mais qui seront mal vus par les rabbins locaux qui considèrent que l’enseignement traditionnel est largement suffisant.

Au passage, les relations difficiles avec la population arabe sont évoquées. Le calvaire des Juifs s’achève avec la venue des troupes alliées parmi lesquelles quelques Juifs pratiquants qui seront accueillis avec joie.

Au sortir de la Guerre, on découvre la tragédie de la Shoah et l’émergence d’un État juif ressuscité, Israël, où de nombreux Juifs djerbiens vont choisir d’aller vivre.

Original et sympathique.

Jean-Pierre Allali

(*) Scénario : Eliahu Gut. Dessins : Jackie Yarhi. Documentation : Binyamin Fennech. Éditions Lichma. 2018. 62 pages grand format.

(1) « Herzl, une histoire européenne » de Camille de Toledo et Alexander Pavlenko. Voir notre recension dans la Newsletter du CRIF datée du 03-10-2018.

(2) Paul Ghez. « Six mois sous la botte ». Éditions S.A.P.I., Tunis-Paris 1943.Réédité en 2007 aux Editions Le Manuscrit.

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