Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - La maison Rozenbaum, de Evelyne Lagardet

20 Juin 2018 | 161 vue(s)
Catégorie(s) :
France

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Opinion

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

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La maison Rozenbaum*, de Evelyne Lagardet 

Nous avons déjà présenté dans ces pages, des ouvrages d’Evelyne Lagardet.  On lui doit notamment « Un rêve français » (1) et, en collaboration  avec Michel Tubiana, « Contes philosophiques de la diversité » (2)

C’est un tout autre sujet qu’elle aborde avec son nouveau livre, celui de la vie en maison de retraite et, dans le cas de la Maison Rozenbaum, au sein d’un établissement « juif ».

Sarah Blumberg, malgré son âge avancé et une mémoire qui défaille, file, depuis cinquante ans, le parfait amour avec Albert Vidal, un Juif originaire de Salonique. Veuve depuis le lendemain de la Guerre qui avait vu son époux emporté par un cancer foudroyant, elle avait refait sa vie et maintenait de bonnes relations avec ses deux garçons, Bobby et Jean-Robert, dit J.R.

Mais voilà qu’un jour, comme cela arrive souvent dans toutes les « bonnes familles », Bobby et J.R. se mettent en tête de placer leur mère en maison de retraite. Ils choisissent le top du top, la plus sophistiquée et même la plus couteuse, du moins si l’on en croît les publicités consultées : la Maison Rozenbaum. Il en avait fallu de la patience pour convaincre la responsable des admissions, Madame Raousse, de leur trouver une place pour Sarah en plaçant son dossier au-dessus de la pile.

On découvre peu à peu les protagonistes de cette étonnante histoire : le directeur, Trognon, qui vient de remplacer Madame Cohen, le docteur Wolf, médecin-chef, le docteur Geneviève Angst, Madame Tordeux, psychologue et surveillante, Andreï Radovan, l’homme à tout faire venu de Moldavie, Loubna, infirmière maghrébine et Malika, sa consoeur  et, parmi les pensionnaires, Suzy Moinel, ex-danseuse aux Folies-Bergère, Madame Assous, originaire d’Algérie, Monsieur Bensaïd, Madame Partouche et bien d’autres.

A la Maison Rozenbaum, on mange kascher, bien entendu, et chacun peut, à loisir, aménager sa chambre à son goût, mais ce n’est pas un argument suffisant pour Sarah pour la convaincre d’accepter d’y passer le restant de ses jours. Dès lors, avec la complicité d’Albert, elle va tout faire pour tenter de fuir de la prison dorée où ses enfants ont voulu l’enfermer pour, d’une certaine manière, se débarrasser d’elle.

Dans le monde sans pitié que se révèle être la Maison Rozenbaum, avec les grandes et les petites combines des uns et des autres, Sarah et Albert  vont monter un véritable réseau de « résistance ». Amusant et angoissant à la fois. Un roman très original.

Jean-Pierre Allali

 

(*) Editions Plon. Mars 2018. 456 pages. 19,90 €.

(1) Editions Flammarion, 2007. Voir la Newsletter du 30-05-2008.

(2) Editions Eyrolles, 2010. Voir la Newsletter du 31-01-2011.

 

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