Nous achevons avec une délégation du CRIF un remarquable voyage aux USA sur lequel nous reviendrons dans le détail après notre retour. Nous avons pu à cette occasion apprécier le respect que tous nos interlocuteurs, diplomates, dirigeants d'associations ou membres du Congrès américain ont manifesté pour le CRIF.
Quelle empreinte laissera le massacre de l’école Ozar Hathora, non pas dans la psyché collective, mais dans les réflexions sociétales des décideurs politiques et des acteurs du débat médiatique? Quelles conclusions en tireront les différents secteurs de l’opinion publique ?
Premier éditorial du président du CRIF du mercredi 11 avril 2012.
Le BNVCA a communiqué sur "une fusillade", le 5 avril 2012 à Villeurbanne, précisant qu'une arme à feu avait été utilisée contre un Juif portant une kippa et que ce dernier était blessé à la cuisse.
C’était un témoin. Enfant de la Shoah, il eut l’improbable chance d’échapper à la destruction par les nazis de la population juive de sa ville, Drohobytch, aujourd’hui en Ukraine.
Donc, Al Jazeera ne diffusera pas les images des assassinats prises par le tueur lui-même.
La chaine va probablement se fendre d’un communiqué où elle mettra en avant son humanisme et sa sensibilité à la souffrance des victimes. Le vrai du vrai est que d’une part le Parquet général de Paris (ainsi que les familles) avait déposé une assignation en référé sur la base de l’article 50-1 de la loi sur la presse et qu’il a d’ailleurs maintenu cette assignation une fois les premiers bruits de retrait rendus publics, d’autre part que des pressions fortes d’ordre politique et commercial ont été exercées. Après tout Al Jazeera et le Qatar ont des ambitions sportives et autres dans notre pays.
L’affreuse tuerie disparaîtra peu à peu des projecteurs de l’actualité. Les premières et horribles journées furent néanmoins magnifiées par le sentiment d’union nationale, par la réponse admirable des pouvoirs publics à commencer par l’implication personnelle du Président de la République et par la mise transitoire sous éteignoir des combats politiques, à quelques exceptions près.
Bien sûr, nous sommes entièrement concentrés sur les événements de Toulouse. Mais il ne faut pas oublier que le travail continue ailleurs dans le monde. C’est « business as usual » à Genève au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Afin que nos lecteurs aient tous les éléments pour mieux comprendre la controverse née de la lettre envoyée par Théo Klein à Richard Prasquier, nous republions deux articles écrits par le président du CRIF :
"Sur l'affaire Al-Dura" (Actualité juive du 29 février 2012)
"Reportage à Netzarim, quelle vérité ?" (Le Figaro du 6 mars 2012)
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