#BlogDuCrif #Cinema - The Cakemaker : la Forêt-noire qui cachait l'arbre

18 June 2018 | 298 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Dimanche 12 janvier 2020, le Crif a organisé un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau. À l'issue de cette journée, je me suis exprimé devant les participants. Voici les quelques mots prononcés.

 

 

Dans cette éditorial, je m'exprime sur les nombreux actes de haines survenus en France et dans le monde en 2019. Je formule également mes voeux de sécurité et de paix pour cette nouvelle année.

 

Gad Weil est le Président du MJLF (Mouvement juif libéral de France).

Meyer Habib, il y a ceux qui l'aiment et ceux qui l'ont en exècre. Mais on ne peut en aucun cas tolérer un tel déferlement de haine antisémite.

Exposition jusqu'au 30 novembre, à la Galerie Saphir !

Discours prononcé lors de la Plénière de clôture.

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Opinion

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

 

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Pour connaître le destin du Livre noir et de ses auteurs, je vous invite à découvrir le documentaire intitulé « Vie et Destin du Livre noir. La destruction des Juifs d’URSS ». Diffusé le dimanche 13 décembre à 22h40, sur France 5. Puis en replay pendant 30 jours sur Francetv.fr

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

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Une fois de plus, le cinéma israélien nous régale avec The Cakemaker, le premier film d’Ofir Raul Graizer.

Décrit par la critique comme un film mettant en scène une histoire d’amour entre deux hommes, The Cakemaker propose en réalité des problématiques bien plus intéressantes à qui voudra bien les voir.

L’histoire commence dans un café berlinois, tenu par le discret et candide Thomas, un jeune homme à la voix ronde et aux gestes doux, sur lequel on devine l’odeur de la farine oubliée sur un coin du visage.

Notre héros rencontre Oren, un Israélien régulièrement de passage dans la capitale allemande, et qui ne manque jamais de s’arrêter dans la boutique de Thomas pour y goûter l’un de ses gâteaux. Le film s’ouvre d’ailleurs sur une scène d’une sensualité saisissante, celle de la gourmandise, incarnée par la délectation avec laquelle Oren plonge et replonge sa fourchette dans une onctueuse Forêt-noire.

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Une histoire d’amour se créé en filigrane entre les deux hommes, montrée pudiquement à l’écran par un échange prudent de baisers.

Ce n’est pas trahir l’intrigue du film que de révéler ici la mort d’Oren, explicitement notifiée dès la bande annonce et qui ne reste qu’un prétexte au départ de Thomas pour Jérusalem, la ville natale de son ancien amant. Un prétexte, oui, pour tromper surtout la solitude de Thomas, sans famille depuis le décès de sa grand-mère. Car c’est bien de cela dont parle The Cakemaker : de solitude.

Mais désormais, Thomas n’est plus seul. Il travaille dans le café d’Anat, la veuve d’Oren, sans qu’elle ne se doute de qui il est vraiment.

Thomas va découvrir Jérusalem et son aspect brut et revêche, une ville qui cache un fond de bienveillance, de gentillesse et de chaleur qui ont vite fait de le séduire.

Il se heurte aussi aux réalités exigeantes – et parfois douloureuses - du milieu religieux hiérosolomytain, face à l’interdit par exemple de toucher le four pour ne pas enfreindre les lois de la cacherout auxquelles est tenu le café d’Anat. Obéissant – presque trop – Thomas apprend un ensemble de règles qui ne sont pas siennes, les intègre et finit par les aimer.

Le spectateur français rit quand le beau-frère d’Anat s’écrit, ahuri devant l’image de Thomas aux fourneaux : « Non, ne touche pas le four ! Tu n’es pas juif, ce que tu cuisines n’est pas cacher ! ». Pourtant cette scène, loin d’être comique, touche davantage au tragique, mettant en lumière les tabous d’une société israélienne qui doit sans cesse composer avec la loi religieuse.

Thomas se fraye un chemin dans une Jérusalem magnifiée par les prises de vues de ses petites rues et des larges artères du Shouk Mahane Yehuda. Il pénètre un univers nouveau et étonnant, fait des cris des vendeurs, des bruits du tramway de la ville et de la sonnerie du vendredi soir, annonçant le début du Shabbat.

Autant d’éléments qui forment bientôt autour de Thomas une bulle agréable et confortable, embellie par les repas en famille auxquels il est convié.

Les sentiments qui unissent peu à peu Thomas et Anat en restent au stade de la supposition pour un spectateur davantage attendri par la construction d’un récit urbain que par l’amour ou le désir qui naissent entre nos personnages.

La sensualité de la gourmandise et de ses artisans rencontre le charme brut de Jérusalem qui n’en finit pas de faire battre le cœur de ceux qui la connaissent. Thomas aura cette chance, celle de connaître Jérusalem et d’y trouver une place. Reste à savoir si cette place est réellement la sienne…

The Cakemaker, de Ofir Raul Graizer - Avec Roy Miller, Tim Kalkhof et Sarah Adler

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