Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Coronavirus : ce n'est pas fini ?

30 Juin 2021 | 123 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

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Actualité

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

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Opinion

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Les restaurants sont ouverts, les masques sont tombés, les vacances annoncent des brassages humains oubliés mais le doute s’insinue.

Ce variant delta, suivant la nomenclature élaborée par l’OMS pour faire pièce au virus chinois de Donald Trump, qui fait suite à l’alpha ex anglais, au beta ex sud africain et au gamma ex brésilien, nous prépare-t-il un automne de reconfinement ? Précède-t-il un epsilon plus inquiétant encore ?

En tout cas, il ne signifie pas, bien au contraire,  l’échec de la vaccination. En Israël, les mesures avaient été levées le 15 juin. Le retour du masque en intérieur et les restrictions aux voyages ont entrainé des commentaires acerbes et absurdes. Absurdes, car si les cas de Covid ont augmenté, passant de 15 le 10 avril à 219 le 24 juin et retombant d’ailleurs autour de 110 ces derniers jours, cela représente 100 fois moins qu’en janvier. Et il y a eu un seul décès depuis 15 jours…

L’augmentation est due au variant delta. Venu d’Inde, il  a provoqué une flambée en Angleterre et sera très majoritaire en Europe dès la fin août.

Son expansion souligne la fragilité des contrôles aux aéroports, Ben Gourion compris, où Bennet a nommé un « tsar» pour pallier les défaillances. Ce facteur risque de limiter le trafic aérien dans l’avenir.

Pourquoi, parmi les milliers de mutations répertoriées sur les registres de séquençage, un variant devient-il prépondérant? Parce les mutations qu’il porte lui donnent, par hasard, un avantage dans ce qui est le seul objectif d’un virus, se reproduire.

Sauf s’il parasite une personne immuno déprimée, le virus et ses descendants ne subsistent pas chez un individu. Ils sont éliminés par les défenses immunitaires ou par la mort de la personne. Pour continuer la lignée ils doivent aller sur un autre individu encore vierge de défenses. Dans cette circulation que les mesures de confinement visent à réduire, les virus les plus contagieux, comme le delta, développent mieux leur descendance: c’est leur avantage  darwinien. Et dans leur cas, l’immunité de groupe est plus proche de 80 que de 60% . Aucun pays n’y est encore parvenu, y compris Israël.

Or la vaccination stagne dans les pays riches qui disposent de vaccins. Il y a la folie antivax, les ravages du complotisme, la présentation mensongère ou incompétente des résultats, la confusion entre les effets secondaires fréquents et des complications graves exceptionnelles, myocardites du Pfizer ou thromboses de l’Astra Zeneca. Il y a l’indifférence de certains jeunes et les craintes de leurs parents. Jamais pratique médicale n’a été examinés à la loupe comme ces vaccinations dont les résultats sont enthousiasmants si elles sont complètes. Il faut regretter  la médiocrité de la campagne médiatique de vaccination chez nous et la complaisance envers ceux qui refusent de se faire vacciner, même s’ils travaillent au contact des malades. Croire que la terre est plate ne risque pas de tuer autrui, refuser de se vacciner le peut.

Un autre avantage sélectif est la faculté d’un variant à esquiver les défenses de l’hôte. Certains y parviennent partiellement, mais pour l’instant les vaccins sont très performants. On vient ainsi de montrer que les vaccins à ARN messager continuent pendant des mois à affiner à l’intérieur des ganglions la sélection des anticorps. Les personnes vaccinées sont très rarement infectées et si elles le sont, elles font exceptionnellement une forme grave.

Être particulièrement toxique pour l’hôte n’est pas forcément un avantage pour un variant qui vise à mieux se reproduire et certains pensent que le SARS Cov2 deviendra bientôt aussi inoffensif que ses congénères responsables de rhumes. Mais plus le virus circule, plus il mute. Une mutation peut le rendre  très pathogène, et en même temps très contagieux et immuno-résistant…

C’est pourquoi il faudra vacciner le monde entier pour fermer le fourneau infernal des mutations virales…

Richard Prasquier