Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean Pierre Allali - Max et le pigeon, de Marc Wluczka

02 Janvier 2019 | 112 vue(s)
Catégorie(s) :
France
Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Né à Tunis en 1920, Albert Memmi, s’il a été considéré, à travers certains de ses romans, comme le chantre du judaïsme tunisien, demeure surtout, le théoricien du colonialisme

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Opinion
Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Documentaire Sauver Auschwitz
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23 Janvier 2017
Catégorie : Opinion

"Sauver Auschwitz ?" un documentaire diffusé le 24 janvier à 22h40 sur Arte 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

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Max et le pigeon, de Marc Wluczka*

Par-delà l’histoire, somme toute anecdotique, du sauvetage d’un pigeon, c’est la vie de Max, qui, aux heures sombres de l’Occupation et de la Shoah, fut, comme bien d’autres jeunes Juifs, un enfant caché, qui nous est contée. Avec tendresse.

Le récit des aventures de Max est l’occasion de nous décrire Belleville, un quartier autrefois typiquement parisien chanté par Maurice Chevalier et, désormais, essentiellement habité par des Juifs, des Arabes, des Africains, des Pakistanais et des Asiatiques.

Pendant la Guerre, Max a été récupéré par un pasteur protestant et placé dans une famille catholique, loin de Paris, à Saint-Julien-d’Ance à quarante kilomètres du Puy-en-Velay. Il a treize ans, vient de faire sa « communion » et se retrouve, séparé de sa famille, chez des paysans, les Maurin. Il gardera des vaches et des chèvres. À la Libération, hélas, malgré des attentes interminables à l’Hôtel Lutétia, il réalisera que ses parents auront péri dans les camps de la mort.

Après une carrière d’ouvrier imprimeur, Max, qui n’est pas en très bonne santé, qui a perdu son épouse, Marie-Thérèse, morte d’un cancer et qui ne revoit ses enfants et ses petits-enfants que par intermittence, s’est lié d’amitié avec Kader.

Lorsqu’un jour, il récupère un pigeon mal en point que des voyous du quartier sont en train de maltraiter, c’est avec Kader qu’il va tout faire pour tenter de sauver le malheureux volatile, notamment en allant en bibliothèque pour consulter des ouvrages sur la vie des pigeons.

Après quelques jours d’attentions et de soins, le pigeon de Max sera sauvé et prendra son essor pour voler vers la liberté retrouvée.

Original et sympathique.

Jean-Pierre Allali

 (*) Éditions Maïa. Juillet 2018. Préface de Serge Klarsfeld. Avant-propos de Jean-François Guthmann. 126 pages. 17 €.